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Du Concorde à Renault, 14 affaires d’espionnage industriel

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Publié le

L'affaire d'espionnage qui éclabousse le constructeur automobile français Renault est la dernière d'une longue série de scandales. Retour sur quelques affaires qui ont défrayé la chronique, dans les milieux de l'industrie.

Du Concorde à Renault, 14 affaires d’espionnage industriel

Sommaire du dossier

Les entreprises citées

•    Tupolev / Concorde

Le développement de l'avion supersonique Tupolev Tu-144, avec sa conception similaire au Concorde, est l'un des exemples les plus cités de l'espionnage industriel au XXe siècle. Il ressemble tellement au Concorde qu'il a été surnommé Concordski. Lorsque Sergei Pavlov (officiellement directeur du bureau parisien d'Aeroflot) fut finalement arrêté en 1965, il était en possession de plans détaillés des freins, du train d'atterrissage et de la cellule du Concorde.

•    Volkswagen / GM

En 1993, un employé de Volkswagen a été accusé d'avoir livré des informations confidentielles de Général Motors à sa nouvelle entreprise. En 1997, VM et GM concluent un accord à l'amiable. Volkswagen a licencié cet employé, a dû verser 100 millions de dollars à GM et lui acheter des pièces détachées pour un montant d'un milliard de dollars.

•    Pirates américains / Parlement Européen

Le 4 août 96, le Sunday Times révèle que des agents de la CIA ont piraté les ordinateurs du Parlement Européen et de la Commission Européenne (une partie du système informatique avait été fabriqué par des firmes américaines). Les secrets économiques et politiques dérobés visaient à conforter la position du gouvernement américain lors des négociations du GATT. Depuis, la Communauté Européenne a fait appel à des experts britanniques pour renforcer sa sécurité interne.

•    Ericsson

En novembre 2002, Stockholm expulse deux employés de l'ambassade de Russie dans le cadre de l'affaire d'espionnage contre l'équipementier en télécommunications Ericsson. Le 2 décembre, deux diplomates suédois sont déclarés "personae non gratae" par Moscou. Le 20 octobre, la Cour d'appel de Stockholm confirme la condamnation à huit ans de prison du principal accusé, Afsin Bavand.

•    Espionnage informatique en Israël

Le 30 mai 2005, la police israélienne arrête 20 suspects, dont de hauts responsables d'une quinzaine de sociétés israéliennes de premier rang, pour une affaire d'espionnage informatique sans précédent. Ces compagnies ont utilisé pendant 18 mois un logiciel d'un pirate informatique basé à Londres, permettant d'infiltrer et de contrôler le contenu des systèmes d'autres sociétés, à des fins commerciales.

•    Boeing

Le 15 mai 2006, le département américain de la Justice inflige une amende de 615 millions de dollars à Boeing pour une commande d'avions ravitailleurs décrochées au détriment de l'européen Airbus et une affaire d'espionnage industriel aux dépens de Lockheed Martin. Dans ce dernier scandale, remontant à 1997-98, Boeing est accusé d'avoir volé plusieurs milliers de pages de documents confidentiels, pour un contrat de lanceur spatial estimé à 2 milliards de dollars.

•    Kia Motors

Le 10 mai 2007, cinq employés et anciens collaborateurs du constructeur automobile sud-coréen Kia Motors (groupe Hyundai), sont arrêtés dans le cadre d'une enquête sur 57 secrets industriels vendus à la Chine, causant des milliards de dommages potentiels à l'industrie automobile sud-coréenne.

•    Coca-Cola

Le 23 mai 2007, une ex-employée de Coca-Cola, Joya Williams, reconnue coupable d'avoir tenté de vendre au concurrent Pepsi Cola des secrets de l'entreprise, est condamnée à huit ans de prison. Un de ses deux complices, Ibrahim Dimson, est condamné à cinq ans de prison.

•    Michelin

Michelin a, lui, réussi à déjouer un vaste transfert de technologies. Un ancien cadre du numéro un mondial du pneumatique, approche en juillet 2007 son principal concurrent, le japonais Bridgestone. Mais les informations qu’il propose sont tellement importantes et nombreuses que la firme japonaise alerte Michelin et l’aide à arrêter la taupe.

•    Rio Tinto

En mars 2010, l'Australien Stern Hu, responsable du groupe minier anglo-australien Rio Tinto à Shanghai, est condamné par un tribunal chinois à dix ans de prison pour corruption - il aurait touché près de 700.000 euros - et espionnage industriel. Trois employés chinois du groupe minier anglo-australien, accusés d'avoir obtenu des « secrets commerciaux » liés au prix du minerai de fer par des moyens « illégitimes » et d'avoir touché des pots-de-vin, sont condamnés à des peines de sept à 14 ans de prison.

•    Motorola

Le 22 juillet 2010, l'équipementier en télécoms chinois, Huawei, rejette des accusations de vol de secrets technologiques de son concurrent américain Motorola qui le poursuit aux Etats-Unis. Selon Motorola, l'un de ses ex-employés, Shaowei Pan, aurait informé secrètement pendant des années le fondateur de Huawei, Ren Zhengfei.

•    Sas / Norwegian

Le 30 septembre 2010, la branche norvégienne de la compagnie aérienne scandinave SAS est condamnée à verser 21,9 millions d'euros à sa concurrente à bas coûts Norwegian pour exploitation illégale de données. Selon la justice norvégienne, SAS a, entre septembre 2002 et mars 2004, frauduleusement utilisé le système de réservation Amadeus pour prendre connaissance des offres de sa concurrente.

•    Valéo

La dernière affaire rendue publique avant Renault concerne l’équipementier automobile Valeo. Li Li, une étudiante chinoise, y effectue un stage et télécharge un important volume de données confidentielles présentes sur le réseau interne. Valeo porte plainte en avril 2005, il n’a néanmoins jamais été prouvé que Li Li ait transmis ces informations à une autre entreprise. Elle a été condamnée à une peine d'un an de prison, dont deux mois ferme

•    Renault

Trois cadres, dont un issu du comité de direction, sont mis à pied chez Renault. Un des cadres est issu du programme véhicules électriques. Une mesure prise à titre conservatoire, pour suspicion de diffusion d’informations confidentielles mettant en cause le groupe.



 

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