Du "Chevalgate" au nouveau départ : les dates clés de l'affaire Spanghero

C’est le jour J pour l’entreprise agroalimentaire Spanghero basée à Castelnaudary, dans l’Aude, placée en liquidation judiciaire le 19 avril suite aux conséquences sur son activité du scandale de la viande de cheval retrouvée dans des plats préparés au boeuf. Ce 5 juillet, les juges du tribunal de commerce de Carcassonne ont décidé d’accorder la reprise à Laurent Spanghero, l’un des cofondateurs de ce temple du produit alimentaire surgelé.

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Du

5 juillet 2013
Le tribunal de commerce de Carcassonne retient l'offre de reprise du fondateur de l'entreprise, Laurent Spanghero, qui devrait permettre de sauvegarder 90 emplois sur les 230 de la PME agroalimentaire.

2 juillet 2013
Les juges du tribunal de commerce de Carcassonne (Aude) examinent les deux offres de reprise. Ils décident de ne pas retenir l’option menée par les groupes industriels Deveille et Delpeyrat mais seulement l’offre de Laurent Spanghero, l’un des fondateurs de Spanghero dans les années 70.

28 juin 2013
Lors d’un comité d’entreprise, Laurent Spanghero présente son projet de reprise. Celui-ci prévoit la sauvegarde de 100 postes pour les deux activités plats cuisinés et transformation de viande. L’industriel assure jouir de 5,5 millions d’euros de ressources, soit près de trois fois le besoin en fonds de roulement, et avoir trouvé un accord avec le crédit bailleur pour le prêt contracté pour la construction de l’usine.

26 juin 2013
Le fabricant du sud-ouest Delpeyrat, connu pour ses foie-gras et jambons de Bayonne, annonce s’intéresser de près à l’activité plats cuisinés de Spanghero. Une offre de reprise se dessine en partenariat avec la société Deveille, spécialisée dans la transformation de la viande. L’offre conjointe Deveille-Delpeyrat promet la conservation de 100 salariés sur les 240 : 70 dans le pôle viande et 25 à 30 dans les plats cuisinés.

29 mai 2013
Le ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon, met directement en cause la direction de Spanghero pour le "gouffre" qui touche l’entreprise agroalimentaire, " en mettant en oeuvre cette tromperie".

28 mai 2013
Les salariés de Spanghero apprennent du liquidateur de l’entreprise que le plan de sauvegarde de l’emploi portera sur la totalité de l’effectif, soit 240 personnes. Des reclassements sont proposés, mais pour seulement 78,5 postes au sein du groupe Lur Berri, qui a racheté en 2009 l’entreprise familiale.

19 avril 2013
L’entreprise Spanghero est placée en liquidation judiciaire avec poursuite d’activité de trois mois par le tribunal de commerce de Carcassonne, à la demande du propriétaire, la coopérative basque Lur Berri.

29 mars 2013
Suite à l’éviction de Jacques Poujol, Serge Renaudin est nommé à la tête de Spanghero. Le nouveau directeur général est reconnu dans la filière viande, après avoir longtemps été le président du directoire du groupe coopératif Alliance-Cobevial, spécialisé dans l’abattage de bovins et de porcs et les produits transformés.

22 mars 2013
Pris dans les tourments du Chevalgate, la maison mère de Spanghero, Lur Berri, remercie le directeur général de la PME de Castelnaudary, Jacques Poujol.

19 mars 2013
Après le scandale de la viande de cheval, Spanghero se retrouve au cœur d’une nouvelle affaire. Les services vétérinaires et de la répression des fraudes découvrent 57 tonnes de viande de mouton britannique pourtant interdite d'importation dans l’usine. Spanghero se défend en indiquant que cette viande ne correspond pas à sa commande de haché d'agneau parfaitement légale.

27 février 2013
Spanghero demande l'ouverture d'une procédure de sauvegarde au tribunal de commerce de Carcassonne, validée à l'unanimité lors de la réunion du comité d'entreprise la veille. Une procédure visant à pérenniser l'activité de l'entreprise, maintenir les emplois et "se donner le temps de souffler", selon un porte-parole de Spanghero.

22 février 2013
Suite aux conclusions de la Brigade nationale d’enquête vétérinaire et phytosanitaire (BNEVP) dans l'enquête sur la viande de cheval découverte dans des plats préparés à base de boeuf, la société Spanghero décide d'abandonner l'activité de négoce de viande.

18 février 2013
Spanghero retrouve en partie son agrément sanitaire "pour les plats cuisinés, la découpe de viande et la charcuterie". La direction de la maison mère Lur Berri assure avoir "diligenté une enquête interne qui est toujours en cours dans le but de déterminer les différents niveaux de responsabilités".

14 février 2013
Sur décision du ministère de l'Agriculture, Spanghero perd son agrément sanitaire qui lui permet de traiter de la viande.

11 février 2013
Largement critiqué, Spanghero assure "avoir toujours agi dans le strict respect des réglementations européenne et française".

10 février 2013
De nombreuses enseignes de la distribution indiquent avoir procédé à des retraits des rayons de plats surgelés à la viande de cheval en lieu et place de boeuf. Les différents acteurs se renvoient alors la faute. Spanghero, fournisseur du fabricant de plats surgelés Comigel basé à Castelnaudary, devient le principal accusé dans cette affaire.

8 février 2013
Révélation du scandale : suite à des contrôles, la marque Findus reconnait que les lasagnes de bœuf vendu dans des chaînes de distribution au Royaume-Uni étaient en fait fabriquées avec de la viande de cheval. Son fournisseur, la PME française Comigel, est dans la ligne de mire des autorités sanitaires.

Juin 2011
Spanghero annonce avoir effectué le rappel de près de 20 tonnes de produits suite à une suspicion d’E.coli dans des steaks hachés frais. Une suspicion issue de contrôles bactériologiques effectués par l’entreprise sur ses produits.

1970
La société Spanghero est créée en 1970 à Castelnaudary sous le nom de Spanghero SA par Claude et Laurent Spanghero, deux personnalités du rugby à XV français. Elle se spécialise dans l'abattage et reprend l'abattoir municipal de Castelnaudary.

Elodie Vallerey

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