Du 12/09/06 : Free, Opep, PSA, Ford, Suez...

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Free lance le très haut débit !

« Fini l'ADSL, vive la fibre optique ! », s'exclame le Figaro Économie. Le fournisseur d'accès Internet, Free, filiale du groupe Iliad, a annoncé hier qu'il allait investir jusqu'à un milliard d'euros d'ici à 2012 pour déployer un réseau de très haut débit en fibre optique. Première zone concernée : Paris, où l'offre devrait être disponible dès 2007. Avec cette annonce, « l'ADSL, même à la sauce 2+, vient de prendre un subit coup de vieux, estime Libération. Si l'on veut être bien branché, il faudra bientôt l'être à la sauce FTTH (Fiber to the home) ». En résumé : avoir une fibre optique à la place d'un vieux fil de cuivre. Avec cette technologie, l'abonné bénéficiera d'un accès Internet à 50 Mégabits (contre 20 Mbits maximum aujourd'hui). Mais le plus extraordinaire dans cette affaire, c'est que le prix de ce très haut débit ne sera que de 29,90 euros, contre 70 euros chez son concurrent historique, France Télécom. Pour la Tribune, « Free a une nouvelle fois prouvé qu'il méritait largement son surnom de trublion de l'Internet ». Reste que, même si les investisseurs s'attendaient à une offensive dans la fibre optique, son ampleur (1 milliard d'euros) a fait plonger hier l'action de la maison mère de Free, Iliad, de 11,89 %, à 53 euros, sa plus forte chute depuis mai 2004. « Si nous expliquons bien ce que nous faisons, nous emporterons la conviction des marchés », se défend Xavier Niel, le fondateur et directeur général délégué d'Iliad, dans une longue interview accordée aux Echos. En tous cas, pour rentabiliser son investissement, Free a d'ores et déjà promis d'ouvrir son réseau à ses concurrents. Un beau pied de nez à France Télécom qui n'entend pas partager le sien, drapé de « réflexes monopolistiques », qui, selon l'éditorialiste de la Tribune, « semblent avoir la vie dure ».

L'Opep décide un statu quo.
« Sans surprise », résume la Tribune, les 11 membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui assure 40 % de l'offre mondiale, ont décidé hier de laisser inchangé leur quota officiel. Le cartel, qui juge le marché « correctement approvisionné » continuera donc de pomper 28 millions de barils par jour (hors Irak). « Une décision qui semble de moins en moins faire l'unanimité en son sein, note les Echos, comme en témoignent les petites phrases lâchées par les représentants du Nigéria, du Venezuela ou de l'Iran, ?préoccupés? par le repli marqué des cours de l'or noir. » Dans ce contexte, le statu quo décidé par l'Opep n'a fait qu'accentuer la tendance : les prix du brut ont touché hier leur plus bas niveau depuis le 28 mars, à 64,55 dollars le baril de Brent de la mer du Nord. Ce n'est pas encore donné, mais presque !

PSA : les analystes dans l'expectative.
Cruelle la Bourse ! A l'annonce du départ « aussi inattendu que précipité », de Jean-Martin Folz, président du directoire de PSA Peugeot-Citroën, le titre du groupe s'était envolé de près de 5 % vendredi dans la journée. « Le marché espérait que du sang neuf à la tête du constructeur automobile français endiguerait la chute des résultats et de son cours de Bourse », analyse la Tribune. Au premier semestre, le bénéfice s'est effondré de 60 %, à 303 millions d'euros. Mais, « après s'être emballé, [...] les investisseurs ont fini par y réfléchir à deux fois », poursuit le quotidien. Et, désormais, « les analystes ne se sentent guère à l'aise avec le départ soudain de Jean-Martin Folz, qui n'a même pas préparé sa succession ». Plongés dans l'expectative, les investisseurs attendent de pied ferme le nouveau pilote. « Pour bien faire, selon la Tribune, il faut à PSA l'alter ego du charismatique Carlos Ghosn, président de Renault et de Nissan ! Ou alors le sosie de Sergio Marchionne, le ?Carlos Ghosn italien?, sauveur de Fiat. »

Ford pourrait supprimer 40 000 emplois.
« Le conseil d'administration de Ford qui se réunit demain et après-demain, s'annonce chargé », avance les Echos. Et pour cause, selon le quotidien, Ford, qui avait prévu au début de l'année de fermer 14 usines nord-américaines et de supprimer jusqu'à 30 000 postes, va durcir ce plan de restructuration. Finalement, 40 000 emplois en Amérique du Nord, soit 30 % des salariés de la marque à l'ovale sur place, sont menacés. Objectif : redresser avec ce coup de volant la voiture Ford qui accuse une perte de 1,4 million de dollars au premier semestre. La tâche du nouveau chauffeur de Ford, Allan Mulally, ne s'annonce pas particulièrement simple. D'autant, souligne les Echos, « qu'il pilotera le troisième constructeur mondial sous l'étroite surveillance de Bill Ford, le président du conseil d'administration ».

Suez vise davantage de contrats en Chine.
Suez environnement, une filiale du groupe, espère emporter deux contrats de gestion de l'eau municipale chaque année en Chine, rapporte le Financial Times. Depuis l'ouverture de ce marché en Chine, en 2002, Suez a déjà gagné quatre contrats portant sur tous les services d'eau de plusieurs villes. Dans la prochaine décennie, l'ex-Empire du Milieu prévoit d'investir 150 milliards de dollars dans le management de l'eau. Un projet d'investissement qui ne laisse pas de marbre Jean-Louis Chaussade, le directeur exécutif de Suez environnement : « ce chiffre ne m'a pas étonné. Les chinois doivent manager leur environnement avec beaucoup de précaution s'ils veulent maintenir leur croissance », explique-t-il dans les colonnes du Financial Times. D'ailleurs, « si nous pouvions obtenir un ou deux contrats par an, ce serait pas mal », conclut le dirigeant.

A demain avec Didier !
Bertrand Beauté


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