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L'Usine Aéro

Drones : le PDG de Dassault Aviation s'inquiète de la décision de Le Drian

Elodie Vallerey , ,

Publié le

Eric Trappier assure que les industriels européens, et notamment français, de la défense sont prêts à développer des drones si les gouvernements en expriment le besoin.

Drones : le PDG de Dassault Aviation s'inquiète de la décision de Le Drian © © Dassault Aviation - A. Février

Un camouflet pour l'industrie européenne de la défense. Voilà comment la nouvelle de l'achat par la France de drones de surveillance Reaper aux Etats-Unis, ce week-end, a été perçue par les industriels.

Interrogé par l'AFP en marge du salon de l'aviation d'affaires Ebace, à Genève, le 20 mai, Eric Trappier, le PDG du français Dassault Aviation, a exprimé son inquiétude : "Voir acheter des drones américains sans avoir, au même moment, un réel lancement de programme européen ou franco-britannique ou franco-allemand, cela ne peut pas nous réjouir", a-t-il déploré.

"La demande européenne n'existe pas"

Selon lui, les industriels européens de la défense disposent de la technologie pour développer des drones MALE (moyenne altitude longue endurance), mais ils attendent toujours le lancement d'un programme européen.

Or, en annonçant sa décision lors de l'émission radio-télévisée "le Grand rendez-vous Europe1-i>télé-Le Parisien" le 19 mai, le ministre français de la Défense Jean Yves Le Drian a clairement mis en cause les industriels du secteur, laissant entendre la France ne pourra pas attendre "que peut-être un jour certains industriels décideront d'agir d'ensemble pour le produire (...) dans dix ans".

"Il faut donc aujourd'hui que, sur notre demande, les industriels français et européens se mettent en relation pour élaborer ce que pourra être demain le drone de nouvelle génération qui ne sera pas uniquement français, puisqu'il y a la même demande du côté allemand et du côté britannique", a incité le ministre lors de cette interview.

Pourtant, d'après Eric Trappier, "cette demande n'existe pas". "Je n'ai pas vu de besoins communs exprimés vers nous (industriels) qui couvrent les besoins allemands, français et britanniques", a-t-il assuré à l'AFP. "Si (cette demande) existait, il n'y aurait pas de problème pour faire un drone entre les industriels. Bae Systems, EADS et Dassault pourraient trouver un terrain d'entente dès lors que les pays auraient émis un besoin commun", a-t-il assuré.

EADS défend un prolongement de son Harfang jusqu'à 2017

"A l'heure où on nous dit qu'il va falloir faire des efforts, qu'il va y avoir des restrictions sur certains programmes (militaires), on nous dit, on ne peut pas aller chercher la technologie (des drones de surveillance) chez vous alors qu'elle existe", a-t-il ajouté.

Le patron de Dassault Aviation a rappelé que son groupe travaillait encore sur la "francisation" du drone Heron TP avec les Israéliens d'IAI. "Cette offre avait été discutée à une certaine époque et est toujours valide", a-t-il assuré.

De son côté, EADS a également fait des propositions au ministère de la Défense. Début janvier, Luc Boureau, directeur général délégué de Cassidian France, la division défense et sécurité d'EADS, assurait à Reuters être "en discussions pour prolonger le Harfang (qui équipe actuellement l'Armée de l'air française, ndlr) le temps que le drone intermédiaire arrive".

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2 commentaires

Nom profil

24/05/2013 - 21h39 -

Dassault, qui ne s'est pas intéressé aux drones Male depuis 15 ans, propose un programme européen pour aboutir a un résultat dans 10 ans et un produit qui aura autant de succès que le Rafale ?
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Nom profil

21/05/2013 - 19h28 -

Ils sont incroyables ces libéraux ! Ils attendent les commandes benoitement ! Pourtant les Drones semblent quelque chose d’utile pour une Armée ? NON ???
Comme d’habitude ils préfèreraient une Commande (avec une avance bien sur ! )
Le système libéral ouvert ne fonctionne pas ainsi. On produit puis on vend PARTOUT. On ne passe pas son temps à attendre qu’un Gouvernement vienne solliciter….
Que de mauvaises habitudes
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