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Dans le drame du TGV à Eckwersheim, la SNCF et Systra accusés d’incompétence

Olivier Cognasse

Publié le

Vu sur le web Selon France 3 – Grand Est, les conclusions d’un rapport commandé par le juge d’instruction dans l’affaire du déraillement de la rame d’essais du TGV-Est à Eckwersheim sont accablantes pour la SNCF et sa filiale Systra.

Dans le drame du TGV à Eckwersheim, la SNCF et Systra accusés d’incompétence
L’accident d’une rame de TGV d’essai survenu le 14 novembre 2015 à Eckwersheim dans le Bas-Rhin à 15h04 avait provoqué la mort de 11 personnes.
© DR

Un nouveau rapport d’experts demandé par le juge d’instruction ne laisse la place à aucun doute. La SNCF et Systra ont fait preuve d’incompétence et de négligences à l’occasion de l’essai de la rame TGV Est qui a déraillé le 14 novembre 2015 à Eckwersheim dans le Bas-Rhin.

D’après les informations que se sont procurés nos confrères de France 3 – Grand Est, Systra, la filiale d’ingénierie de la SNCF et de la RATP "a ignoré toute la littérature existante en matière d’essais en survitesse, a négligé les briefings et débriefings, et a aussi désigné un personnel qui n’avait pas les compétences pour cela." La compétence du personnel est également mise en doute.

SNCF Mobilités n’a pas transmis à Systra les informations indispensables sur les "calculs de distances de freinage" et n’a pas formé l’équipe de conduite.

Des négligences qui ont eu de graves conséquences. L’accident d’une rame de TGV d’essai survenu le 14 novembre 2015 à Eckwersheim dans le Bas-Rhin à 15h04 avait provoqué la mort de 11 personnes, tandis que 42 personnes avaient été blessées. Dès les premiers éléments d’enquête la vitesse excessive et un freinage trop tardif avaient été évoqués.

Déjà dans le rapport du 23 mai 2017, le Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT) évoquait "une stratégie de freinage inadaptée, résultant d’un raisonnement erroné […], une incompréhension entre le cadre transport traction (CTT) et le reste de l’équipage sur les modalités du freinage se traduisant par le relâchement du frein électrique par le conducteur et le maintien de la vitesse de 330 km/h jusqu’au déclenchement du freinage pneumatique, un appel interphonique pendant le freinage qui a perturbé le CTT et l’a empêché de voir que le frein électrique avait été relâché contrairement à la stratégie qu’il avait prévue."

 

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