Doux veut sortir du redressement judiciaire en juillet

Le groupe volailler est convoqué au tribunal de commerce de Quimper (Bretagne) le 19 février. Il espère y obtenir une prolongation de sa période de redressement judiciaire de façon à présenter son plan de continuation en avril-mai afin de sortir totalement de la procédure en juillet.

 

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Doux veut sortir du redressement judiciaire en juillet

Le groupe Doux a retrouvé le moral. "L'entreprise est en ordre de marche", s'est exprimé Charles Doux, jeudi 14 février, devant la presse après de longs mois de silence. Le dirigeant du groupe, qui est en redressement judiciaire depuis juin 2012, se dit satisfait, car son entreprise bénéficie désormais d'une trésorerie positive. Son résultat brut d'exploitation atteint 14,5 millions d'euros pour un chiffre d'affaires en 2012 de 530 millions d'euros.

Doux s'est séparé en août dernier de sa division produits frais. 1 000 salariés sur les 1 700 que compte cette activité ont été licenciés et sont sans emploi. La dette du groupe, qui emploie encore 2 300 salariés, s’élève à 270 millions d'euros en France. S'y ajoutent 70 millions d'euros au Brésil où le groupe local JBS pourrait reprendre sa filiale Frangosul s'il réussit à négocier le passif avec les créanciers.

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Au cours du printemps, Doux espère présenter au tribunal son plan de continuation. Il devrait passer par une transformation en capital des 142 millions d'euros de la créance de Barclays. D'autres "investisseurs et opérateurs" pourraient se joindre au tour de table dans des conditions non dévoilées à ce jour.

Le groupe précise que l'année 2013 s'annonce bien : "100 % de la production est vendue, nos clients continuent de nous faire confiance en France comme dans le grand export", insiste Charles Doux. Il a prévu 35 millions d'euros d'investissements sur trois ans pour moderniser ses différentes usines. Il explique qu'il peut se passer des restitutions (aides européennes) qui diminueront de moitié en 2013 (de l'ordre de 25 millions d'euros), à condition de faire payer les producteurs. D'ailleurs, il a diminué de 40 euros le prix d'achat de la tonne de poulets vivants !

Enfin, pour ce qui concerne les créanciers, il se réserve une enveloppe annuelle de 10 millions d'euros pendant une décennie pour totalement honorer ses dettes. Jusqu'à présent, les éleveurs ont touché 36 % de leurs 11 millions d'euros de créances. "Ils continuent de nous faire confiance", insiste-ton chez Doux.

Stanislas Du Guerny

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