Doux va engager un plan de 100 millions d'euros pour réorienter ses activités industrielles

Le groupe volailler Doux est en situation très difficile au Moyen-Orient où il perd beaucoup d'argent. Il annonce un plan de 100 millions d'euros sur quatre ans pour retrouver des marges de manœuvre.

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Doux va engager un plan de 100 millions d'euros pour réorienter ses activités industrielles

Le groupe volailler Doux basé à Châteaulin (Finistère) a annoncé dans un communiqué publié à l'issue d'un comité central d'entreprise qu'il va engager un projet de transformation accélérée de son modèle économique pour surmonter ses difficultés rencontrées au Moyen-Orient où ses poulets congelés se vendent à perte. Pour ce programme, il va mobiliser une enveloppe 100 millions d'euros en quatre ans. La répartition des sommes n'est pas encore précisée mais il est prévu des investissements dans son abattoir de Quimper (Finistère) qui devrait doubler de taille pour le spécialiser dans les produits élaborés destinés au grand export.

Doux revoit la nature de ses références destinées au grand export. Il s'oriente de plus en plus du côté des produits de haut de gamme sachant que la demande est forte, notamment en Arabie Saoudite, où les problèmes d'obésité sont importants. Il va donc lancer, d'ici une quinzaine de jours, un poulet nommé "FitLife" qui a été nourri avec des aliments riches en protéines végétales comme le lin.

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Pour les produits plus basiques, toujours destinés au Moyen-Orient, Doux entend ne plus se charger des abattages et recherche un partenaire industriel européen présentant des coûts de production plus faibles, ce qui lui permettrait de vendre à un prix compétitif.

Des produits halal destinés au marché européen

A Chantonnay (Vendée), Doux annonce également des travaux dans son abattoir pour qu'il puisse travailler les produits halal destinés au marché européen. Il s'agit d'un créneau que n'a encore jamais abordé le groupe. Ce marché est dominé par les opérateurs belges et hollandais. Doux estime disposer des compétences nécessaires et des volailles de petit calibre, comme majoritairement réclamés par les consommateurs des produits halal.

Dans sa version complète, le plan sera présenté aux partenaires sociaux d'ici à la fin de l'année 2017. Il doit permettre à Doux de changer de modèle et de retrouver de la compétitivité. Actuellement, le volailler emploie 1 500 salariés répartis entre 8 sites de production. Il n'est pas question de baisser l'effectif. Le groupe a réalisé en 2016 un chiffre d'affaires de 380 millions d'euros.

Stanislas du Guerny

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