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Quotidien des Usines

Doux liquidé, mais deux offres de reprise sont sur la table

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Le tribunal de commerce de Rennes (Ille-et-Vilaine) a prononcé mercredi 4 avril 2018 la liquidation judiciaire de l'ensemble des activités du groupe volailler Doux. Il bénéficie d'une prolongation de ses activités jusqu'au 31 mai prochain. Deux offres de reprise ont été présentées.

Doux liquidé, mais deux offres de reprise sont sur la table
Le conseil régional de Bretagne se déclare prêt à soutenir l'offre la plus structurée et pérenne concernant la reprise du groupe Doux.
© Doux

Le tribunal de commerce de Rennes (Ille-et-Vilaine) a prononcé mercredi 4 avril 2018 la liquidation judiciaire des activités du groupe volailler Doux basé à Châteaulin (Finistère). Il bénéficie d'une prolongation de ses activités jusqu'au 31 mai prochain. D'ici là, le tribunal de commerce va étudier les deux offres partielles de reprise qui ont été officiellement formulées.

La première émane du groupe volailler LDC de Sablé-sur-Sarthe (Sarthe) qui se propose de reprendre 920 des 1 187 salariés de Doux. LDC entend profiter de la reprise des abattoirs de Doux pour poursuivre sa stratégie de reconquête du marché de la volaille, sachant que près de 50 % des viandes de poulets consommées en France sont actuellement importées. LDC a aussi prévu de reclasser, dans ses différents établissements de l'Ouest de la France, les salariés de Doux qui ne seraient pas concernés par le périmètre de reprise.

De son côté le groupe saoudien Al Munajem se propose, dans le prolongement de l'offre de LDC, de reprendre la marque Doux pour les marchés du Moyen Orient, ainsi que l'abattoir du groupe situé à Châteaulin.

Une autre offre est sur le bureau du tribunal de commerce de Rennes, elle émane de l'industriel ukrainien MHP. Il propose la reprise, dans un premier temps, de 285 des salariés de Doux, puis 145 autres dans les deux prochaines années. Il entend progressivement transférer en Ukraine les productions de Doux pour le grand export.

Le conseil régional de Bretagne se déclare prêt à soutenir l'offre la plus structurée et pérenne. Il pourrait y engager jusqu'à 15 millions d'euros, notamment sous la forme d'une prise de participation en capital dans la société de reprise.

Dans tous les cas, le groupe Doux va être démantelé. La coopérative agroalimentaire Terrena (basée à Ancenis, Loire-Atlantique), son actionnaire depuis deux ans, ne pouvait plus supporter les pertes de sa filiale bretonne. Cette dernière présente un déficit de l'ordre de trois millions d'euros par mois et n'arrive pas à équilibrer ses comptes au Moyen Orient, où se concentrent plus de 80 % de ses ventes.

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