Doux : les éleveurs pâtissent de la baisse des aides européennes

Le groupe volailler Doux va payer moins cher les volailles à ses fournisseurs à partir des abattages du 4 février.

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Doux : les éleveurs pâtissent de la baisse des aides européennes

En redressement judiciaire depuis le mois de juin dernier, le groupe agroalimentaire a dû essuyer une autre mauvaise nouvelle. Le 18 janvier dernier, Bruxelles annonçait diviser par deux les subventions accordées à la France pour l’exportation de ses poulets.

Coup dur pour Doux qui recevait chaque année 55 millions d'euros de subventions européennes, mais aussi pour les éleveurs. En effet, ce lundi 28 janvier, Pierre-Yves Lozahic, le président de la section avicole de la FDSEA des Côtes d'Armor et éleveur pour le groupe Doux, indique avoir reçu un courrier dans lequel cette baisse est annoncée à partir des abattages du 4 février.

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"Le groupe Doux, à l'instar de toute la filière de la volaille, doit affronter en l'espace de quelques mois une deuxième baisse majeure des restitutions qui existaient pourtant depuis un demi-siècle", a commenté un porte-parole du groupe volailler interrogé par l'AFP. "Le groupe avait pris sur lui de supporter la première baisse dans son intégralité, la deuxième baisse aura des répercussions sur tous les acteurs de la filière", a-t-il ajouté confirmant ainsi à mots couverts l’information.

"Aujourd'hui, c'est la rémunération de l'éleveur qui part", a regretté Pierre-Yves Lozahic. "Il est hors de question d'accepter ça, surtout après tout ce qu'on a vécu". Selon lui, cela représenterait une baisse de 40 euros la tonne. Et elle toucherait les 240 éleveurs sous contrat - direct ou indirect - avec le groupe Doux.

Par ailleurs, le volailler Tilly-Sabco fait travailler entre 100 et 110 éleveurs de volailles. Il pourrait également réduire ses contrats, selon le président du pôle aviculture de la chambre d'agriculture de Bretagne, Didier Goubil, qui évoque une baisse de 50 euros la tonne. "Je ne vois pas comment les éleveurs pourraient accepter ça, sachant qu'ils vont travailler pour perdre de l'argent et ça les éleveurs ne l'accepteront pas", a alerté Didier Goubil. "Avec (le ministre de l'Agriculture) Stéphane Le Foll, nous avons convoqué aujourd'hui une réunion d'urgence (...) pour voir comment nous pouvons apporter un soutien rapide aux entreprises".

Astrid Gouzik

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