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Quotidien des Usines

Doux est mis en vente

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[ACTUALISE] L'administrateur judiciaire, chargé du dossier Doux, a annoncé ce vendredi 22 juin, dans l'après-midi, la mise en vente totale, du volailler.

Doux est mis en vente © Doux

L'appel de Stéphane Le Foll n'aura pas servi. Le groupe Doux, leader européen de la volaille, est à vendre.

Le montant des dettes et l'échec du plan de redressement engagé depuis début juin ont eu raison de toutes les tentatives pour sauver le volailler. "Au bout de trois semaines d'observation, on a fait le constat que la trésorerie est trop difficile", explique Régis Valliot, l’administrateur judiciaire chargé du dossier depuis le 1er juin.

Régis Valliot, précise qu'il cherche "une solution globale et concertée avec l'ensemble des acteurs de la filière" et il amorce "officiellement la procédure de recherche d'un repreneur". Dans un souci de préservation de la filière, la vente par appartement du volailler est pour le moment exclue.

Selon l'hebdomadaire LSA, la société Saria (chiffre d'affaires 2009: 700 millions d'euros), du groupe SIFDDA pourrait racheter l’usine de pet food de Doux ce vendredi 22 juin 2012, pour une valeur de 17 millions d’euros. Saria est spécialisée dans les composants nutritionnels pour l'alimentation humaine ou animale et dans les fertilisants. La réunion entérinnant cette décision pourrait avoir lieu ce soir au tribunal de commerce de Quimper (Finistère), en charge du dossier depuis le dépôt de bilan intervenu le 1er juin.

Chez Doux, une source indique qu'une proposition de vente de l'usine de pet food est soumise à l'administrateur judiciaire, mais qu'elle ne concerne pas Saria. Par ailleurs, aucune audience du tribunal de commerce n'est prévue pour ce vendredi soir.

Dans un communiqué publié ce vendredi,  le ministre de l'Agriculture avait pourtant appelé les banques à se mobiliser pour trouver les 30 à 40 millions d'euros nécessaires au paiement des dettes du groupe. Le ministre avait également prévu de réunir les préfets et les acteurs de la filière pour faire le point sur l'évolution du groupe.

Les syndicats surpris et inquiets pour l'emploi

La CFDT du volailler Doux s'est dite "surprise" vendredi de l'annonce de la mise en vente du groupe breton : "J'espère que cela ne va pas se traduire par du chantage à l'emploi", a indiqué à l'AFP le délégué central CFDT Jean-Luc Guillard, tout en "déplorant" l'absence "d'information au personnel". "Vu l'énormité du groupe, je ne sais pas qui pourra reprendre" a-t-il poursuivi. "Mais je suis tout à fait pour, si les racheteurs éventuels préservent l'emploi, s'ils amènent des clients et de l'argent pour moderniser les sites".

Du côté de la CGT, on refuse la "vente à la découpe" : "Ce qu'on souhaite, c'est garder l'intégralité du groupe. Toute la filière avicole [doit] être mise sous tutelle de l'Etat", a exprimé Raymond Gouiffès, délégué central. Une manifestation de soutien aux salariés du groupe et à la filière avicole en Bretagne aura lieu samedi à Châteaulin (Finistère), siège du groupe.

 

 

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