Doux : arrêt de travail progressif des transporteurs du groupe dès mardi

Après une menace de grève non exécutée le 13 juillet, les transporteurs routiers du volailler Doux entendent se faire régler les 8 millions de factures impayées suite au redressement judiciaire du groupe.

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Doux : arrêt de travail progressif des transporteurs du groupe dès mardi

Ils n'ont finalement pas mis leur menace de grève à exécution le 13 juillet, mais les entreprises de transport routier du groupe Doux, annoncent dans un communiqué l'arrêt progressif de leur activité dès mardi, faute de pouvoir s'approvisionner en carburant.

"Les entreprises de transport routier amont (transports de vif et d'aliment principalement) ne sont plus en capacité de faire le plein de leurs cuves à carburant, compte tenu des exigences des pétroliers, à savoir : paiement comptant, demandes de caution ou de garantie complémentaires", déclare un communiqué émanant de la FNTR (Fédération nationale des transporteurs routiers) Bretagne.

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"On a le cas concret d'un transporteur dont la carte de carburant est bloquée, faute de pouvoir verser une caution pharaonique et qui ne peut ramasser les poussins", a indiqué à l'AFP Anthony Rouxel, délégué régional FNTR.

Les transporteurs du groupe Doux emploient environ 1 000 chauffeurs et détiennent "près de 8 millions de factures impayées" par le volailler.

"C'est pourquoi les activités vont s'arrêter progressivement (dès mardi) en fonction des stocks de carburant disponibles dans les entreprises. L'absence de trésorerie liée à la créance les précipite dans cette situation", explique le communiqué.

"Le caractère indispensable du transport routier impose un traitement similaire à celui des éleveurs, ainsi qu'un soutien financier immédiat", insiste la FNTR.

La FNTR regrette qu'"en dépit de la multiplication des réunions avec les pouvoirs publics depuis le 1er juin, les représentants des transporteurs impactés par le redressement judiciaire du groupe Doux n'ont reçu pour toute réponse que des embryons de solutions, sans rapport avec les dommages financiers subis par ces sous-traitants".

"Conscients de leur rôle stratégique et vital dans le maintien de l'activité de Doux", les entreprises de transport ont pu poursuivre les livraisons malgré les impayés.

Placé en redressement judiciaire le 1er juin, le groupe Doux et tous ses sous-traitants devront connaître leur sort entre le 23 et le 25 juillet, créneau pendant lequel le tribunal de commerce de Quimper devrait rendre sa décison concernent la dizaine d'offres de reprise déposées.

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