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L'Usine Agro

Doux a déposé une déclaration de cessation de paiement

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[ACTUALISE] - Le tribunal de commerce de Quimper a enregistré jeudi 31 mai au soir une "déclaration de cessation de paiement" du groupe volailler Doux, en grave difficulté financière, a appris l'AFP vendredi 1er juin auprès du tribunal.  

Doux a déposé une déclaration de cessation de paiement © D. R.

"Une audience exceptionnelle" sur l'avenir du groupe Doux "s'est tenue dans la matinée" et "le délibéré sera rendu à 14 heures (12H00 GMT, ndlr)", selon une source proche du tribunal.

Face à cette annonce, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a précisé que le gouvernement allait prendre des décisions pour éviter que l'entreprise ne dépose le bilan.

Jusqu'au dernier moment la direction du leader européen des volailles aura hésité à la solution à prendre pour l'avenir du groupe. "Deux solutions se présentent à nous: un accord avec nos partenaires ou l'annonce d'un redressement judiciaire", a expliqué un porte-parole du groupe le 31 mai. Selon lui, un redressement judiciaire serait "bénéfique à deux titres: il apporterait une bouffée d'oxygène car la dette ne serait plus exigible, et il créerait un cordon sanitaire entre la France et le Brésil".

En cas de dépôt de bilan, "on est en train de travailler à une solution visant à protéger les fournisseurs stratégiques et les éleveurs dans le cadre d'une potentielle utilisation de cette procédure. C'est une priorité", a assuré le porte-parole.

Des déclarations qui font suite à des discussions menées dans la journée au ministère du Redressement productif entre le leader volailler européen et ses créanciers. La direction devait ensuite se réunir avant ce vendredi matin pour arrêter une décision.

Pour le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, il faut "absolument éviter que la filière volaille française (...) soit déstabilisée". Il a assuré dans un communiqué jeudi soir à l'AFP, suivre "avec une attention particulière la situation des 800 éleveurs qui sont les fournisseurs du groupe".

Crainte des éleveurs

Plus tôt dans la journée du 31 mai, les éleveurs de volaille avaient fait part de leurs craintes face à la situation du groupe Doux et avaient demandé une rencontre avec le dirigeant du groupe. La Confédération française de l'aviculture (CFA) a dénoncé des délais de paiement allant "jusqu'à 120 jours".

L’industriel a annoncé jeudi dernier la nomination d'un nouveau directeur général délégué, Jean-Charles Doux, fils du PDG Charles Doux. Il a révélé une dette globale de quelque 437 millions d'euros, selon la CGT, dont plus de 200 millions d'euros provenant de sa filiale brésilienne Frangosul.

Doux devait voir son chiffre d'affaires stagner à 1,4 milliard d'euros en 2011, selon des prévisions datant du mois de novembre. En 2010, il s'était élevé à 1,406 milliard d'euros. Il emploie 3 400 salariés en France essentiellement en Bretagne.

Le groupe est isolé. Mi-avril, le Fonds stratégique d'investissement (FSI) a renoncé à entrer dans le capital de Doux. Le FSI a estimé que le groupe n'avait "pas respecté ses engagements de transparence et a rompu la confiance indispensable", selon une information du quotidien économique Les Echos.

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