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Quotidien des Usines

Douai veut être parmi les usines les plus compétitives de Renault

Pauline Ducamp ,

Publié le

Les trois ans de travaux, pour accueillir la production de cinq nouveaux modèles, doivent faire de Douai une des usines plus performantes de l’Alliance Renault-Nissan.

 

Compétitivité, le mot revient comme un gimmick à l’usine Renault de Douai (Nord). Depuis l’été 2011, le site est en travaux pour accueillir la nouvelle plateforme "15/40" développée par l’Alliance Renault-Nissan. Et au fur et à mesure du chantier, l’usine George-Besse ajuste ses process de production pour devenir une des usines les plus performantes de l’Alliance.

Une seule ligne de production

Première étape : le passage en 2011 de deux à une seule ligne. "Le monoflux est aujourd’hui un standard unique pour les usines européennes de Renault,  souligne Jean-Philippe Daveau, chef de projet usine 15/40. Il existe déjà à Flins (Yvelines) pour produire les Zoé et Clio, il sera aussi à Sandouville (Seine-Maritime)". L’objectif est de tourner en trois équipes avec une production de 60 véhicules par heure. "Ce système en monoflux est plus efficace car plus flexible : il y a plus de volumes, donc l’usine est plus performante. Et en produisant plusieurs caisses sur une seule ligne, la production se compense entre les modèles" ajoute Jean-Philippe Daveau.

Douai sera la seule usine du Groupe Renault à produire cinq modèles sur une seule ligne. Pendant plusieurs mois, jusqu’à sept modèles seront même assemblés sur place. L’actuelle production de Scénic et Mégane coupé-cabriolet coexistera en effet avec l’arrivée des nouveaux véhicules (nouvelle génération de Scénic, Laguna et Espace).

Utiliser l’expérience des salariés

Le passage en une seule ligne a entrainé un sureffectif dans l’usine, accentué par la baisse de la demande en 2012. D’une capacité de 400.000 véhicules, l’usine n’a alors produit que 139.000 exemplaires l’an dernier. La direction du site a donc choisi d’utiliser ce sureffectif pour acquérir des compétences sur le lancement des modèles, via le prêt de 600 salariés à d’autres usines du Groupe Renault. "Des Douaisiens ont participé au démarrage de l’usine de Tanger, au Maroc ou au lancement du Mercedes Citan à Maubeuge. Ils reviennent avec leur expérience, ce qui va nous aider dans le lancement de nos cinq modèles" affirme Franck Naro, le nouveau directeur du site de Douai.

Reprendre les bonnes pratiques du groupe

Son savoir-faire, l’usine de Douai l’a aussi enrichi en regardant ce qui se faisait dans les autres usines du Groupe Renault et de l’Alliance. En Europe, ses modèles se nomment Renault Palencia (Espagne) ou Nissan Sunderland (Grande-Bretagne). Douai a ainsi mis en place la technique du "picking-kitting" et des robots filoguidés utilisée de l’autre côté de la Manche. "Nous nous sommes inspirés de Sunderland aussi dans le prêt de salariés, avec un esprit de réservistes, précise Franck Naro. Nous avons désormais, en plus de la vingtaine de personnes dédiées à la mise en place de la nouvelle plateforme dans notre usine, environ 200 salariés qui en sont aussi spécialistes". De quoi aider les autres usines du Groupe quand elles industrialiseront la plateforme. Le site de Douai est en effet le premier à l’utiliser dans le Groupe Renault. Une partie de la production de l’atelier d’emboutissage "15/40" est aussi destinée à d’autres sites du groupe, notamment l’usine espagnole de Palencia et turque de Bursa.

Compétitivité coûts

Forte de ses nouveaux atouts, l’usine de Douai compte gagner l’attribution d’un sixième modèle fabriqué sur la plateforme 15/40, peut-être de marque Nissan. "Nous nous sommes adaptés pour faire de Douai une usine bien chargée" martèle depuis son arrivée à la tête de l’usine Franck Naro. Dans la compétition entre les sites du groupe pour l’attribution de nouveaux modèles, Douai peut aussi compter sur le partage des coûts. Les Scénic, Laguna et Espace construits sur la plateforme 15/40 partageront 50% de pièces communes. De quoi baisser les coûts de fabrication sur un modèle haut de gamme comme l’Espace.

L’obejctif final du directeur est de hisser Douai parmi les usines les plus compétitives de l’Alliance. Tout en restant réaliste. "Malgré l’accord de compétitivité signé en mars, Douai ne peut pas viser la première place à cause du coût du travail, relativise le directeur. Mais sur d’autres thèmes, comme la qualité ou les délais de livraison, nous pouvons être très bien placés".

Pauline Ducamp

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