Quotidien des Usines

Dossiers sérieux et PSA en vedette dans l'auto de la semaine

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Des chiffres, des difficultés sociales ou de management, des réflexions sur la voiture électrique, de l'actualité chez PSA...que du sérieux cette semaine dans l'automobile.

La semaine de PSA

Si un constructeur n’est pas passé inaperçu cette semaine, c’est bien PSA Peugeot Citroën. Le constructeur français n’a vraiment pas besoin du budget publicité, qui continue pourtant de gonfler dans l’ensemble du secteur, et ce malgré la crise. PSA a réuni ses principaux fournisseurs pour leur décerner des récompenses, comme à Plastic Omnium, qui a par ailleurs dégagé des bénéfices cette année.  Mais ce rassemblement était surtout l’occasion de leur rappeler l’importance des collaborations entre eux. Une manière de suivre les demandes du ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, qui veut faire de l’industrie française un secteur aussi concurrentiel que dans d’autres pays européens. 

Le constructeur a aussi fait l’objet de rumeurs dans la presse, concernant son site de Slovaquie. Le groupe pourrait arrêter la production durant 13 jours, du fait de la baisse de la demande. En France, pour relancer les ventes justement, le constructeur Peugeot propose de nouvelles concessions en plein centre ville, destinées à rapprocher les voitures des consommateurs. Mais la meilleure publicité pour PSA est venue tout droit de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Le constructeur a reçu la palme du meilleur déposant de brevets. De quoi améliorer la qualité de ses véhicules. Une question qui semble régler pour le constructeur japonais Toyota. Ce dernier vient d’annoncer la mise en place d’un comité qualité au niveau mondial, pour éviter de nouveaux rappels. En la matière, c’est Daewoo (GM) qui a pris la relève cette semaine. Et après on s’étonne encore que les consommateurs aient des préjugés sur la fiabilité des véhicules, comme dans la dernière étude J.D Power.

Des galères, encore et toujours.

Des problèmes, il y en a niveau technique mais aussi niveau des directions. Certes, l’état du marché mondial semble s’améliorer, puisqu’il aurait progressé de 7,6% en février, Mais ne nous fermons pas les yeux. Les problèmes sont là, bien là. Pour Tata Motors par exemple. Le constructeur indien connaît de sérieuses difficultés avec sa Nano, vendue comme la voiture la moins chère du monde. Des soucis qui ne semblent pas contrecarrer ses plans, puisqu’il a investi dans une usine de poids-lourds en Birmanie. Du côté de Volkswagen, les difficultés viennent toujours du rachat de Porsche. Comme annoncé, le groupe allemand a lancé une augmentation de capital pour le financer. Ce qui a fait chuter lourdement son cours de bourse. Pour Samro, le problème est encore différent. Il lui faut trouver un nouveau partenaire pour sauver son usine des Pays de la Loire.  Un partenaire pour Samro, mais un investisseur carrément pour Opel à Anvers. La filiale de General Motors n’en a pas fini de négocier dans ses usines.

Toujours de l'électricité dans l'air.

Rubrique récurrente mais dans l’air du temps. On ne peut pas se passer de l’électrique aujourd’hui, puisque tout le monde s’y met. Même Renault Trucks pour ses poids lourds. Ou Schneider et Legrand qui s’allient pour promouvoir l’usage d’une infrastructure de branchement pour véhicules électriques. Il faudra bien mettre au point des systèmes de recharge efficaces, au regard du nombre de véhicules qui pourrait être en circulation dans le monde. Comme quoi tout n'est pas réglé dans le dossier.

Mitsubishi a annoncé son intention de tripler la production de ses i-Miev d’ici à 2012. A cette date, aux Etats-Unis, on roulera avec la Fiat 500 tout électrique, selon Chrysler. De même, Daimler pourrait bien profiter d’une alliance avec Nissan pour lancer ses propres modèles, à en croire les rumeurs. Surtout que le constructeur japonais mise vraiment sur ce secteur, puisqu’il a révélé cette semaine qu’il allait assembler la Leaf en Grande-Bretagne, pays qui va le soutenir financièrement dans cette démarche. Tout comme Ford d’ailleurs. Ce dernier fait tout pour réduire les émissions de CO2... même dans ses propres bureaux.

La semaine en chiffres

34 milliards de dollars. C’est le coût du sauvetage des constructeurs automobiles américains, que devront supporter les contribuables du pays. Et ils ne seront pas les seuls à payer, puisque les patrons de quelques grands groupes comme GMAC ou Chrysler vont voir leurs rémunérations chuter sensiblement. Une mesure qui devrait épargner le PDG de Ford qui a déjà touché près de 18 millions de dollars en 2009. Les autres chiffres de la semaine concernent plutôt le portefeuille des conducteurs. En Allemagne, selon les prévisions, les voitures neuves de 2010 devraient coûter 3 000 euros de plus qu’en 2009, suite à l’arrêt des primes et au développement des voitures de luxe. Les tarifs du cabriolet coupé de Renault ont enfin été révélés  ...et les premières commandes ont débuté le 22 mars. Sans oublier que le 1er avril, les assurances automobiles vont augmenter. Et ce n’est pas un poisson.


 

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