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L'Usine Aéro

Dossier aéronautique au Maroc : entretien, "Le Maroc est la base arrière de l'aéronautique européenne" (5/5)

Olivier James , , ,

Publié le

L'Usine Nouvelle a publié cette semaine une série de 5 articles pour faire le point sur l'aéronautique marocaine. Ce dossier a été publié dans le supplément de L'Usine Nouvelle paru le 26 juin consacré à l'économie marocaine et intitulé "Le défi aéronautique." Cinquième et dernier volet, un entretien avec le patron du Gimas, Hamid Benbrahim El-Andaloussi.

Dossier aéronautique au Maroc : entretien, Le Maroc est la base arrière de l'aéronautique européenne (5/5)
Hamid Benbrahim El Andaloussi, président du GIMAS et de Midparc, délégué général Safran Maroc
© dr

Président du groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (Gimas) et délégué général de Safran au Maroc, Hamid Benbrahim El-Andaloussi détaille pour L'Usine Nouvelle les enjeux et les perspectives de la filière aéronautique au Maroc.

L'Usine Nouvelle : comment expliquez-vous l’importante croissance de l’aéronautique au Maroc ?

Hamid Benbrahim El-Andaloussi : Le secteur connaît dans le monde entier une décennie glorieuse. Sur les vingt prochaines années, pas moins de 35 000 avions doivent être construits. Quant au trafic aérien, il va durant cette période être multiplié par quatre. Les avionneurs imposent une hausse des cadences de production très forte. Leurs besoins en capacités de fabrication sont élevés. Nous parvenons à en tirer profit. Dans ce contexte, le Maroc est en mesure de devenir la base arrière de l’Europe et de la France. Nous sommes devenus en quelques années le pays le plus compétitif et le plus proche pour l’industrie aéronautique européenne, prenant ainsi le relais des pays de l’Europe de l’Est ou de l’Irlande.

Le tissu industriel est-il assez diversifié ?

La palette d’activité est déjà large, elle va du câblage aux matériaux composites, en passant par le traitement de surface et la maintenance des moteurs. Aujourd’hui, la filière génère 1 milliard de dollars à l’export, soit 4,5% des exportations totales du pays. En l’espace d’une douzaine d’années, nous sommes passés de 7 à 110 industriels aéronautiques implantés. Le plan d’accélération industrielle 2014 – 2020 vise le doublement de l’activité.

Quels sont les moyens mis en œuvre pour pérenniser le développement de la filière ?

La zone franche Midparc, située près de l’aéroport de Casablanca, est un bon exemple de ce que nous mettons en place. Elle a été inaugurée en septembre 2013 et permet aux industriels de bénéficier de nombreux avantages fiscaux. Le canadien Bombardier est déjà en train d’y construire une usine pour 200 millions de dollars. La création de l’Institut marocain de l’aéronautique (IMA), mis en place en mai 2011, permet quant à lui de répondre aux besoins en main-d'œuvre qualifiée en formant près de 800 apprentis chaque année en formation initiale. Preuve de son succès, une extension va être réalisée et va doubler sa capacité d’accueil d’ici à 2015. Nous allons nous efforcer d’étendre l’offre de formations et de niveaux de qualification des jeunes.

Pourquoi avoir signé en avril, lors du dernier salon Marrakech Airshow, une convention concernant le projet d’extension de l’Ima avec l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) française ?

L’UIMM et sa filiale de formation Codifor sont nos partenaires depuis la création de l’IMA. Nous travaillons à ce que le secteur de la métallurgie s’intègre davantage avec celui de l’aéronautique. L’enjeu est d’élargir la supply-chain, de créer des capacités de sous-traitance supérieures à celles d’aujourd’hui. Nous devons fortifier notre base aéronautique, encore essentiellement constituée de sociétés étrangères. Cela peut d’ailleurs créer de nombreuses opportunités de reconversions dans le secteur métallurgique, tant les besoins dans l’aéronautique sont importants.

Quels sont les autres enjeux pour les années à venir ?

L’un des principaux objectifs du Gimas est de réussir à attirer les PME dans le tissu industriel aéronautique au-delà des grands équipementiers déjà présents. Nous voulons que coexistent à Midparc de grands groupes, mais aussi des PME, des centres de formation et des organismes gouvernementaux. Cet objectif se concrétise. La PME française Ateliers de la Haute Garonne (AHG), spécialisée dans les fixations, va s’installer dans la zone Midparc. Autre axe de développement : appâter les sociétés non européennes, encore minoritaires, pour nous ouvrir à d’autres marchés. Outre Bombardier, le géant américain Eaton, qui fabrique des alimentations électriques va lui aussi intégrer Midparc.

Propos recueillis par Olivier James

 

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