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L'Usine Auto

DongFeng, la dernière chance de PSA

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Analyse Après avoir écarté BMW et Mitsubishi, PSA avait finalement signé un accord stratégique, en février 2012, avec le numéro un mondial : General Motors. Moins de deux ans plus tard, cette alliance qui n'a pas donné grand-chose touche à sa fin et le groupe français en difficulté se tourne vers la Chine. Un pari audacieux...

DongFeng, la dernière chance de PSA © D.R. - PSA

C'est le grand ménage chez GM ! Le constructeur américain multiplie les annonces ces derniers jours : sortie du gouvernement du capital, nouvelle patronne et réorganisation de la direction, arrêt des fabrications en Australie, repositionnement sur l'Europe avec la sortie de la marque Chevrolet du Vieux Continent et le retour d'Opel en grâces. Surtout, General Motors a surpris tout son monde en annonçant ce jeudi qu'il allait vendre à des investisseurs institutionnels l'intégralité de ses 7 % au capital de PSA, empochant une légère plus-value.

Mary Barra, la nouvelle patronne du groupe - elle ne devrait prendre la tête de General Motors que le 15 janvier mais on imagine qu'elle est à la manœuvre -, semble ainsi décidée à solder une aventure (mal) engagée en février 2012. Les deux partenaires n'ont en effet cessé de s'observer et ils donnent l'impression de ne s'être jamais vraiment compris, ni de s'être réellement mis d'accord sur ce qu'il étaient prêts à partager. PSA cherchait un soutien financier pour sortir de l'impasse et se développer à l'international. Le numéro un mondial de l'auto, en pleine recovery, avait alors avec Opel une sacrée épine dans le pied dont il aurait aimé se débarrasser à vil prix en le mariant au Français pour s'épargner une restructuration qui s'annonçait douloureuse.

Depuis des semaines, cela couvait chez les ingénieurs en charge de la coopération avec l'américain : on ne se comprend pas vraiment et c'est compliqué de travailler ensemble. Au final, les synergies ne seront pas celles attendues. Loin de là. Et voilà "l'alliance" qui se réduit considérablement : il y aura bien des productions croisées et le joint-venture sur les achats est effectif. Mais il n'y aura ni plate-forme ni développements moteurs communs, ni développements à l'international. Une belle occasion gâchée pour le numéro deux français.

Pour PSA, c'est un nouvel aveu d'échec en matière de partenariat. Après avoir écarté BMW et Mitsubishi, le voilà qui change une nouvelle fois de cheval et tente le banco avec le chinois DongFeng, avec la bénédiction de l'américain qu'on imagine content de s'en sortir à si bon prix.En tout cas le constructeur chinois est prévenu : il n'est pas facile de s'entendre avec la maison de la Grande Armée !

Nouveau patron, nouveau partenaire : le pari de PSA est audacieux. Il est à la mesure des difficultés du constructeur. Pour l'instant, rien n'est officiellement signé, et on sait comment le gouvernement chinois, qui est derrière DongFeng, peut faire traîner les choses quand c'est son intérêt. Renault, qui a attendu patiemment des mois et des mois pour obtenir l'autorisation de bâtir une usine avec le même DongFeng, en sait quelque chose. Or PSA a financièrement le couteau sous la gorge. Carlos Tavares et la famille Peugeot, qui devrait céder le contrôle, auront besoin de l'Etat pour tenter de faire contrepoids au chinois, qui pourrait devenir le premier actionnaire du groupe. En tout cas une chose est sûre : PSA Peugeot Citroën n'a désormais plus le droit à l'erreur. Maintenant, c'est quitte ou double !

Patrick Déniel

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1 commentaire

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16/12/2013 - 09h58 -

Pourquoi le gvt français et psa ont-ils suivi les états-uniens et se sont fermés au marché iranien ...??? Tout cela pour que GM puisse avoir le marché iranien grand ouvert...
Bravo PSA et bravo Montebourg... Bon cela n'a coûté que quelques milliers d'emplois en France ;-)
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