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Dominique Chauvin délégué central CFE-CGC de Renault « arrêter de dire des conneries aux salariés »

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Dominique Chauvin délégué central CFE-CGC de Renault « arrêter de dire des conneries aux salariés »
Dominique Chauvin délégué central CFE-CGC de Renault

« Ce sont des hommes qui négocient, pas des robots ! », commente Dominique Chauvin, après avoir « réussi à faire déraper » le DRH France de Renault, Jean Agulhon. En fin de réunion, il a poussé ce dernier à révéler ce qu’il ne voulait pas dire. À savoir que, faute d’accord, un ou deux sites pourraient bien fermer. Le DRH, plus tard, lui lancera : « Vous m’avez eu une fois, vous ne m’aurez pas deux fois. » Le syndicaliste admet qu’Agulhon est « un excellent négociateur ». « Dieu merci, derrière toute négociation, il y a encore des relations humaines, elles participent du plaisir et des contraintes du syndicalisme », confie-t-il. Depuis le début, il voulait sortir de l’hypocrisie afin que la direction expose vraiment les choses. « Les gens connaissent les enjeux. Pour que le dialogue social avance, la direction mais aussi les syndicats doivent arrêter de dire des conneries aux salariés. Osons ! » Cet ancien concepteur process de 60 ans est persuadé que la négociation en cours chez Renault marque un tournant. « Tout le monde comprend qu’on n’est plus seuls au monde, qu’il faut s’adapter pour survivre. On se rapproche de la négociation à l’allemande. » Il reçoit ainsi des courriers de salariés de diverses entreprises soulignant son rôle : « Attention, on va nous demander la même chose. À quoi devrons-nous être attentifs ? » S’il signe, il sera critiqué. « À un moment, il faut accepter l’impopularité. Mais on ne signera pas si on n’a pas de garanties pour l’avenir de ceux qui restent. » Il va souvent sur le terrain expliquer aux équipes la teneur des négociations, entend les inquiétudes. Les moments de doute, il en a. « Heureusement ! », dit-il. Il s’est entouré d’une « super équipe » syndicale avec laquelle toutes les décisions se prennent. Depuis novembre, la négociation l’occupe entièrement. Son épouse lui reproche de le voir moins que quand il était en poste. « C’est lourd, pressant, mais enthousiasmant. On essaie de faire au mieux de ses convictions, pour apporter sa pierre, pour que ses enfants vivent mieux. Je fais ça avant tout pour le collectif. »

Sa négo Un accord de compétitivité à signer en février 2013

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