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L'Usine Santé

Diversification et réduction de coûts pour Sanofi-Aventis en 2011

Gaëlle Fleitour

Publié le

Alors que l’épilogue de sa tentative d’OPA sur la biotechnologie américaine Genzyme devrait être connu d’ici quelques jours, Sanofi-Aventis a d’autres chantiers prioritaires pour 2011 : réussir sa stratégie de diversification, entérinée par son directeur général Chris Viehbacher, tout en menant à bien sa politique de réduction des coûts.

Diversification et réduction de coûts pour Sanofi-Aventis en 2011 © REA

L’année a mal commencé pour le premier groupe pharmaceutique français. Le 5 janvier, les salariés de Sanofi-Aventis étaient appelés par leur organisation intersyndicale à se mettre en grève afin de protester contre la suppression envisagée de 916 postes. Côté direction, on tempère, ne validant que la disparition de 575 postes commerciaux en France en 2011, « sans licenciement ». Selon elle, les autres postes évoqués par l’intersyndicale sont non pourvus ou  en reclassement.

Encore réduire les coûts

Et ce n’est pas la dernière fois que la direction de Sanofi-Aventis va devoir faire preuve de pédagogie et de ténacité. Car le groupe compte  poursuivre, cette année, le plan de réduction des coûts entamé en 2009, suite à l’arrivée de son directeur général, Chris Viehbacher. L’ex-patron des opérations pharmaceutiques de GSK pour l'Amérique du Nord s’est fixé un objectif ambitieux : réduire les coûts fixes de 2 milliards d’euros d’ici à 2013. Déjà 1,2 milliard d’économie aurait été réalisé. Pour le reste, on attendra la présentation de ses résultats annuels, le 9 février, pour le détail. Une chose est sure. Il y aura de nouvelles suppressions d’emplois et au moins une fermeture de site, celui de Romainville, dont la cessation d’activité est prévue pour 2013.

Faire face à la concurrence des génériques 

Comme les autres « big pharmas », Sanofi-Aventis est confronté à un déficit de nouveaux produits. En effet, alors qu’elles réalisaient une grande partie de leur chiffre d’affaires grâce à quelques médicaments phares, les blockbusters, ces derniers voient leur brevet tomber dans le domaine public. Il faut donc s’armer face à la concurrence des génériques. Chez Sanofi-Aventis, l’arrivée d’un générique du Lovenox sur le marché américain et la concurrence des génériques de Plavix en Europe (dont le brevet devrait expirer d’ici la fin de l’année outre-Atlantique) a déjà pesé sur les ventes en 2010. Notamment au troisième trimestre, avec une chute du chiffre d’affaires de l’activité pharmaceutique de 3,5%. Pour y remédier, le groupe développe ses propres médicaments génériques, parmi lesquels une copie du Plavix.

Poursuivre la diversification

Mais devenir, à son tour, fabriquant de génériques, ne suffira pas. Chris Viehbacher, a donc fait de la diversification du groupe son maître mot.  Selon lui, la survie du groupe ne peut se faire qu’en devenant « un leader mondial et diversifié de la santé ». Avec trois axes au programme. D’abord il a entamé une rationalisation la R&D en revoyant le portefeuille ;  Ensuite, il veut mettre l’accent sur quatre plateformes de croissance : les marchés émergents, le diabète, les vaccins et la santé grand public. Sur les neuf premiers mois de 2010, le chiffre d’affaires à changes constants de ces quatre segments, en forte croissance, a ainsi représenté 12 des 23 milliards d’euros enregistrés par le groupe. Enfin, sa diversification signifie aussi la reprise des acquisitions et partenariats. « La croissance externe devrait permettre de revigorer le pipeline », espère-t-on chez Sanofi-Aventis. Après s’être renforcé sur le marché de l’automédication en 2010, le groupe devrait boucler dans les semaines à venir la fusionde sa filiale spécialisée en santé animale, Merial, avec celle de son concurrent Merck.

Une nouvelle garde rapprochée

Pour mener à bien tous ces projets, Chris Viehbacher s’entoure de responsables qu’il a lui-même choisis. Ainsi, après avoir laissé Marc Cluzel réorganiser douloureusement la R&D du groupe, il vient de le remercier pour nommer son conseiller scientifique, Elias Zerhouni, comme nouveau président monde recherche & développement en charge des médicaments et des vaccins. Il a également changé le dirigeant de la division vaccins, le directeur financier et la responsable de la stratégie. Du sang neuf nécessaire pour entamer une nouvelle ère…

Gaëlle Fleitour

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