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Dimeco, des machines en multilingue

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Le fabricant d’équipements de déroulage de tôle et de lignes flexibles de production réalise 70% de son activité à l’export.

Dimeco, des machines en multilingue
Linacut, la dernière gamme de machines de déroulage de tôle, a nécessité trois ans de recherche.

Chez Dimeco, les catalogues de présentation des différentes gammes de machines-outils se lisent en seize langues. Dès les années 1970, Georges Jeanney, fondateur en 1957 de cette entreprise de Besançon (Doubs), a axé le développement sur l’international. « Nous serions morts depuis longtemps sans cette clairvoyance stratégique », assure Laurent Deschamps, le président de Dimeco. Avec pas moins de 70% de ses 30 millions d’euros de chiffre d’affaires réalisés à l’exportation, le fabricant livre et installe aux quatre coins de la planète ses équipements de déroulage de tôle (dévidoirs, redresseurs et amenages) et de lignes flexibles de poinçonnage, profilage et pliage.

« Nous sommes devenus pour nos clients européens une véritable arme antidélocalisation, tant nous répondons aux besoins de compétitivité vis-à-vis des pays à bas coût de main-d’œuvre », se vante le dirigeant. Un tour d’horizon des 8 500 mètres carrés d’ateliers en compagnie de Gilles Demougeot, le directeur industriel, permet de mieux comprendre. Linacut, dernier-né des équipements maison, marie la découpe laser en continu jusqu’à 4 millimètres à la productivité du travail en bobines.

Entièrement automatisée et équipée d’un robot préhenseur, cette nouvelle ligne offre de surcroît une touche d’esthétisme pour avoir été créée par le designer dijonnais Ludovic Caillot. « Sa conception et sa mise au point, épaulées financièrement par Bpifrance, ont nécessité trois années de travail et nous sommes détenteurs d’un brevet », explique Gilles Demougeot.

Un marché mondial de niche

Implanté à l’étranger avec une coentreprise en Inde depuis 2012 et une usine au Pays Basque espagnol, le fabricant (150 salariés) exploite également un site à Saint-Étienne (Loire), spécialisé dans les presses et solutions hydrauliques, ainsi qu’une petite filiale à Besançon entièrement dédiée aux systèmes de manutention pour changement rapide de bobines et d’outillages. Ce savoir-faire complet séduit bien au-delà du secteur des découpeurs et emboutisseurs pour l’automobile (50% des ventes). « L’aéronautique, le bâtiment, les luminaires, le matériel électrique et le mobilier métallique sont pour nous autant de leviers de croissance importants sur un marché mondial de niche », précise Laurent Deschamps.

La réussite de l’entreprise passe parfois par le biais de subterfuges cocasses. Pour conquérir une large clientèle allemande, un tantinet protectionniste, Dimeco, qui s’appuie sur des agents distributeurs dans une vingtaine de pays, a dû complètement s’effacer. La société Dreher, son représentant local, vend les produits sous son propre nom en intégrant seulement quelques composants purement germaniques. Confiant dans son avenir, l’industriel comtois cherche à préserver deux avantages concurrentiels : la formation de son personnel, qui frise les 4% de la masse salariale, et une R&D qui emploie 30 ingénieurs et techniciens, avec un budget proche des 14% du chiffre d’affaires.

Les autres champions

Amyot (Pontarlier, Doubs), unique producteur français de mandrins pour perceuses industrielles. 6 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013, dont 90% à l’export. 45 salariés.

Lisi Automotive (Melisey, Haute-Saône), spécialiste des solutions d’assemblage dans l’automobile. 422,2 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013, dont 40% à l’export. 3 120 salariés.

PMS Industrie (Rang, Doubs), fabricant de produits de levage, d’arrimage et de protection. 14 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013, dont près de 25% à l’export. 85 salariés.

Mantion (Besançon, Doubs), spécialiste des systèmes coulissants pour volets et portes et de convoyage aérien par monorail. 35 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013, dont 45% à l’export. 200 salariés.

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Usine Nouvelle N°3385-3386

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