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Dilma Rousseff peine à expliquer le ralentissement économique du Brésil

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Publié le , mis à jour le 04/06/2014 À 09H04

La présidente brésilienne a déclaré ne pas pouvoir expliquer pourquoi l'économie de son pays ralentissait après des années de forte croissance. Dilma Rousseff a également défendu l'organisation du Mondial au Brésil qui débute le 12 juin face aux nombreuses critiques que son coût et les retards des travaux suscitent dans son pays.

Dilma Rousseff peine à expliquer le ralentissement économique du Brésil © Uggboya - Flickr - C.C.

La présidente brésilienne Dilma Rousseff a dit mardi 3 jun ne pas pouvoir expliquer pourquoi l'économie de son pays ralentissait après des années de forte croissance. Dans une interview avec quelques journalistes étrangers, elle a fait valoir que la monnaie brésilienne était "totalement stable" depuis six mois et que l'inflation baissait. La présidente du Brésil a réaffirmé en outre son objectif d'une réduction de l'inflation à 4,5% à la fin de l'année.

Besoin urgent de réformes structurelles

"On ne peut pas expliquer pourquoi la croissance du Brésil n'est pas plus rapide", a-t-elle dit. "Toutes les conditions sont réunies non seulement pour une croissance, mais pour une croissance rapide". Les investisseurs et les hommes d'affaires sont nombreux à dire que l'économie du Brésil a un besoin urgent de réformes structurelles.

Dilma Rousseff, qui a défendu pendant son interview la politique de son gouvernement, a attribué pour sa part le ralentissement actuel à la "mauvaise humeur" des marchés envers le pays qui accueillera du 12 juin au 13 juillet la Coupe du monde de football.

Réponses aux critiques sur l'organisation de la Coupe du monde

Face aux nombreuses critiques sur le coût de cet évènement sportif, Dilma Rousseff a affirmé que la majorité des investissements publics effectués depuis 2007 l'ont été "pour le Brésil", et pas pour le Mondial.

La présidente brésilienne a cité la modernisation des aéroports et des travaux de mobilité urbaine que certaines des 12 villes hôtes n'auraient pas planifié "avant de nombreuses années" sans la perspective de la Coupe du monde, tout en reconnaissant que nombre de ces chantiers ne seraient achevés qu'après la Coupe du monde.

Pas de croissance malgré la hausse des dépenses publiques

L'économie brésilienne a pratiquement stagné au premier trimestre, la hausse des dépenses publiques ne compensant pas le recul de la consommation et la chute de l'investissement, signes d'un malaise plus large illustré par la multiplication des grèves et manifestations à quelques mois de l'élection présidentielle d'octobre.

Après une décennie de forte croissance grâce au boom des matières premières, l'économie brésilienne montre des signes d'essoufflement avec une progression du produit intérieur brut (PIB) d'à peine 2% en moyenne annuelle depuis l'arrivée au pouvoir de Dilma Rousseff en janvier 2011.

Avec Reuters

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