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L'Usine de l'Energie

Diffusion d'une vidéo des otages salariés d'Areva et de Vinci au Sahel

Publié le

C’est le centre américain de surveillance des sites islamistes qui a révélé cette vidéo. Sur les images siglées Aqmi, une branche d'Al-Qaeda au Maghreb islamique, apparaissent successivement des photos de Pierre Legrand, Daniel Larribe, Thierry Dol et Marc Furrer. Derrière eux, des hommes en armes.

Diffusion d'une vidéo des otages salariés d'Areva et de Vinci au Sahel © SITE

La vidéo dure à peine plus de 3 minutes 30. Les uns après les autres, les quatre otages apparaissent. Ils répètent un texte similaire : "Nous supplions le président de la République française de répondre favorablement à la demande d’Al-Qaïda de retirer les troupes françaises d’Afghanistan. Parce que les Français n’ont vraiment aucun intérêt dans la guerre en Afghanistan". D’après ce que disent les otages en se présentant, les enregistrements des vidéos diffusées par le SITE datent des 11, 12 ou 13 avril.

Des médiateurs dans le fief des ravisseurs

Deux mines d'uranium
Areva exploite deux mines d’uranium au Niger et fait appel aux compétences de Sogea Satom à des fins de terrassement. Le Niger est un pays-clef pour le champion mondial du nucléaire, en raison de ses prodigieuses réserves d’uranium : 2500 personnes, dont 50 expatriées, sont à son service. Plus d’un tiers des quelque 8600 tonnes d’uranium extraits pour le compte d’Areva dans le monde en 2009 provenaient en réalité du Niger. La président du groupe, Anne Lauvergeon, y avait inauguré en 2008 la mine d’uranium la plus importante de toute l’Afrique.
En fin de semaine dernière, une source proche de la médiation avait indiqué qu'Aqmi réclamait le départ des soldats français d'Afghanistan en plus d'une rançon de 90 millions d'euros.

Aqmi retient en otages les quatre Français qui faisaient partie d'un groupe de sept personnes enlevées le 16 septembre 2010 à Arlit, un site d'extraction d'uranium dans le nord du Niger du groupe nucléaire français Areva.

Le 24 février, trois des otages enlevés à Arlit (une Française, un Togolais et un Malgache) avaient été relâchés près du point de jonction des frontières de l'Algérie, du Mali et du Niger. Une preuve de la volonté d’Aqmi de négocier, selon les experts.

En octobre 2010, un message audio attribué à Oussama ben Laden avertissait la France qu’elle ne connaîtrait pas la sécurité tant qu’elle ne retirerait pas ses troupes d’Afghanistan. La France compte quelque 3 800 soldats dans cette guerre.

Une source malienne proche du dossier avait indiqué la semaine dernière qu'un groupe de médiateurs était actuellement dans le fief des ravisseurs dans un pays du Sahel non désigné, pour un nouveau round des négociations.

Ces dernières années, Aqmi a enlevé plusieurs Occidentaux. En juillet 2010, l’exécution d’un Français de 78 ans, Michel Germaneau, a été annoncée. Ancien électronicien, il donnait de son temps à une association d’aide au Niger. Son corps n’a jamais été retrouvé.

En janvier, deux jeunes Français, Antoine de Léocour et Vincent Delory, ont été enlevés à Niamey. Ils ont été tués le lendemain au Mali, lors d’une opération militaire franco-nigérienne qui visait à les libérer.

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