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L'Usine Auto

[Dieselgate] Mazda, Suzuki, Yamaha pris dans l'affaire des falsifications des niveaux d'émissions

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Publié le , mis à jour le 09/08/2018 À 11H53

Le 9 août, le ministère des Transports japonais a annoncé des falsifications de niveaux de consommation ou d'émissions polluantes chez les constructeurs Mazda, Suzuki et Yamaha. Après avoir éclaboussé les entreprises allemandes, le "dieselgate" ternit ainsi l'image prestigieuse des sociétés japonaises. Le gouvernement nippon a ordonné des vérifications complémentaires chez les 23 constructeurs japonais de voitures ou de motos.

[Dieselgate] Mazda, Suzuki, Yamaha pris dans l'affaire des falsifications des niveaux d'émissions
Suzuki fait partie des entreprises mises en cause dans le "dieselgate" japonais.
© D.R.

Mazda, Suzuki et le constructeur de motos Yamaha ont été pris à leur tour dans le scandale des falsifications de niveaux de consommation et d'émissions polluantes qui ébranle l'industrie automobile japonaise. Les trois entreprises ont certifié des véhicules même dans des cas où leurs niveaux de consommation ou d'émissions polluantes avaient été testés dans des conditions non valables. Le ministère des Transports japonais a révélé ces informations dans un communiqué publié le jeudi 9 août.

Le ministère des Transports a dit avoir examiné des tests effectués à différentes périodes, remontant jusqu'à 2012 dans le cas de Suzuki. En 2017, après la découverte de falsifications de tests chez Subaru et Nissan, le gouvernement japonais a ordonné à l'ensemble des constructeurs d'effectuer des vérifications. Le ministère a également assuré qu'il mettrait en place des mesures sévères si besoin après avoir examiné les rapports des fabricants.  

Vingt-trois fabricants de voitures et de motos sont concernés par ces vérifications. À part Mazda, Suzuki et Yamaha, une majorité d'entreprises n'ont pas fait part d'irrégularités. D'autres font encore attendre le résultat de leurs tests.

50% de voitures incorrectement certifiées chez Suzuki

Suzuki, le quatrième constructeur nippon, a reconnu que sur un échantillon de 12 819 voitures testées depuis juin 2012, environ 50% avaient été incorrectement certifiées. En 2016, l'entreprise avait déjà avoué des mesures non réglementaires sur les performances de ses véhicules.

"J'exprime des excuses profondes et je conduirai les efforts pour empêcher que cela ne se reproduise", a déclaré le directeur général Toshihiro Suzuki lors d'une conférence de presse. Le groupe a dit toutefois ne pas avoir relevé de problème particulier avec les niveaux actuels d'émissions et de consommation et il ne prévoit donc pas de rappel.

Des irrégularités plus faibles chez Mazda et Yamaha

Le ministère a précisé que ses inspections similaires chez Mazda avaient révélé un taux de falsifications de 4%. Chez Yamaha, il est de 2%. Ce dernier a aussi confirmé les irrégularités et a présenté ses excuses. Mazda a prévu une conférence de presse plus tard dans la journée du 9 août.

À la Bourse de Tokyo, Suzuki a chuté de 6,04% à 6944 yens le 9 août, Yamaha a lâché 4,63% à 2820 yens et Mazda 1,30% à 1327 yens.

La liste qui s'allonge des constructeurs impliqués dans cette affaire ternit l'image de l'industrie manufacturière japonaise, réputée pour sa production de qualité.

Nissan a admis des failles de contrôle sur 19 modèles au Japon

En juillet, Nissan a admis de nouvelles failles de contrôle pour 19 de ses modèles au Japon. En octobre 2017, le partenaire de Renault et Mitsubishi a également dû rappeler un million de véhicules neufs commercialisés et fabriqués au Japon depuis 2014 pour de mauvaises pratiques dans l'inspection finale.

En 2017, des fournisseurs de matériaux comme Kobe Steel, Mitsubishi Materials ou Toray Industries avaient reconnu des manquements.

Au-delà, c'est toute l'industrie automobile mondiale qui subit le contrecoup du "dieselgate", le scandale déclenché en 2015 quand Volkswagen a reconnu avoir installé un logiciel secret dans des modèles diesel pour contourner des tests d'émissions polluantes aux États-Unis.

Le constructeur allemand avait alors reconnu que jusqu'à 11 millions de véhicules dans le monde pourraient être concernés.

Avec Reuters

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