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L'Usine Auto

Dieppe pilote le premium chez Renault

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Enquête Modernisée pour le retour de l’Alpine, l’usine dieppoise, berceau de la marque, est devenue une vitrine des meilleures pratiques pour assembler un véhicule premium.

Dieppe pilote le premium chez Renault
Renault a adopté un nouveau matériau, l’aluminium, et une méthode de soudure inédite, le rivetage-collage.

Ce qui frappe lorsque l’on découvre l’usine d’assemblage Alpine de Dieppe (Seine-Maritime), c’est d’abord la taille des lieux. Sortie de terre en 1969, elle occupe seulement 7,6 hectares. Loin, très loin du gigantisme de Renault à Flins (Yvelines) qui s’étend sur 237 hectares. L’autre source d’étonnement, c’est le calme qui règne dans les ateliers. À Dieppe, la production de masse est un lointain concept. Née pour assembler les modèles de Jean Rédélé, le créateur d’Alpine, l’usine s’est ensuite spécialisée dans les petites séries Renault, comme la Clio RS, et les Bluecar électriques pour le groupe Bolloré. Depuis l’automne dernier, Dieppe renoue avec son glorieux passé. À côté de la Clio, les 392 salariés produisent la nouvelle Alpine A110. Un véhicule qui signe la renaissance de la marque, après vingt-deux ans de sommeil.

Insuffler l’excellence

Pour rendre ce retour possible, il a fallu moderniser le site et l’adapter aux exigences premium… tarif de l’Alpine (58 000 euros) oblige. Quelque 35 millions d’euros ont été investis en quatre ans, tandis que l’effectif a plus que doublé au cours des deux dernières années, avec 151 embauches. Une hausse qui s’explique notamment par la faible automatisation de la production. Dieppe a une capacité d’assemblage de 35 véhicules par jour, bien loin du niveau de production des autres sites. Premier chantier : identifier les meilleures pratiques au niveau de l’Alliance Renault-Nissan, mais aussi du côté des constructeurs premium. « Nous sommes allés visiter des sites de notre partenaire Daimler », explique le directeur de Dieppe, Pierre-Emmanuel Andrieux. Aux commandes depuis moins d’un an, lui-même connaît bien les exigences du premium, pour avoir travaillé chez Faurecia avec Audi. L’usine de Dieppe a importé des process et des outils inédits dans l’Alliance. Dans l’atelier tôlerie créé pour l’A110, les 80 opérateurs travaillent une matière jamais éprouvée jusqu’alors, l’aluminium, avec une nouvelle technique. Sur les pièces, pas un point de soudure. L’heure est au rivetage-collage. Une alternative à la traditionnelle soudure qui permet de répondre aux spécificités de la matière utilisée pour faire de l’Alpine un vrai poids plume (moins de 1,1 tonne).

À la peinture, les employés travaillent aux côtés de robots – deux assurent le ponçage de la caisse, deux autres se chargent de l’essuyage. Grâce à ces systèmes qui garantissent une finition optimale, « Dieppe est le meilleur site en termes d’aspect peinture à l’échelle du groupe Renault », se félicite Éric Sailly, le responsable fabrication et logistique. Sur l’unique ligne de montage, les opérateurs ont la possibilité de régler leur poste de travail comme ils le souhaitent afin d’être à la bonne hauteur pour travailler. « La qualité passe par le confort des salariés », assure Éric Sailly. De fait, l’absentéisme a baissé dans l’usine de 30 à 40 %. Tous les salariés ont enfin bénéficié d’une formation de 140 heures à « l’école Alpine », créée en 2015, afin d’acquérir « les gestes, le comportement et la rigueur premium », explique la direction de l’usine.

Au final, l’usine dieppoise se retrouve propulsée au rang de pilote premium au sein de l’Alliance Renault-Nissan. « Au sein du groupe, de nombreux ingénieurs sont intéressés par ce que nous réalisons », souffle, pas peu fier, le responsable fabrication et logistique. Un changement radical pour le site, qui avait vivoté pendant plusieurs années. Et un renforcement pour Renault sur un segment, le premium, qui ne constitue pas son cœur d’activité. Avec des résultats plus qu’encourageants, à en croire le PDG de l’Alliance, Carlos Ghosn, qui a évoqué lors d’une audition à l’Assemblée nationale un « carnet de commandes extraordinaire » pour l’Alpine A110. 

Un site en plein renouveau 

  • 392 salariés en CDI
  • 35 millions d’euros investis en quatre ans
  • 35 véhicules, capacité d’assemblage quotidienne

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