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Quotidien des Usines

Didier Holleaux retourne aux sources du gaz

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Cet X-Mines de 46 ans prend la tête de l'exploration-production de Gaz de France. Sa mission : trouver de nouvelles réserves de gaz naturel.

Didier Holleaux retourne aux sources du gaz

On connaissait «l'homme aux moustaches» chez Total... Chez Gaz de France, c'est «l'homme aux bretelles» qui prend la direction de l'exploration-production. A 46 ans, Didier Holleaux succède à Michel Bayle à la tête d'une activité de plus en plus stratégique pour le gazier français, qui envisage de produire lui-même 15 % de ses ventes, 1 000 millions de barils équivalent pétrole à l'horizon 2011, un tiers de plus qu'en 2005. Pour ce faire, Gaz de France devrait investir 600 millions d'euros par an dans l'exploration-production. Cette activité, Didier Holleaux la connaît bien. Il l'a créée «à partir de rien» il y a dix ans, en Grande- Bretagne !

En 1997, il met en place et dirige GdF Britain, première filiale d'exploration-production du groupe, qui gère les premiers approvisionnements en provenance de la mer du Nord. «Pendant trois ans, j'ai pratiqué ce métier avec un immense plaisir, et j'avais quitté la filiale avec un pincement au coeur», se rappelle-t- il, ravi de son retour à l'amont gazier. «Dans l'exploration-production, on apprend à vivre avec le risque et à le maîtriser. A assumer le fait que l'on investit plusieurs dizaines de millions d'euros dans un puits qui peut finalement être sec. C'est le piment du métier », explique, tout sourire, cet X-Mines, père de trois enfants, dont la carrière est placée sous le signe de l'énergie. Avant de rejoindre Gaz de France en 1993, où il a aussi dirigé la branche EdF-GdF Services et les activités Gaz naturel liquéfié (GNL), Didier Holleaux était le directeur de cabinet d'André Billardon, alors ministre délégué à l'Energie. A son actif, la révision de la loi de 1928 sur les prix du pétrole, et les premiers accords entre fédérations agricoles et pétroliers sur les biocarburants.

Quant à ses précédentes expériences industrielles, c'est de son passage chez Citroën, à Rennes, en tant qu'ingénieur de production qu'il se souvient le mieux. «Nous avons lancé la BX, à l'époque une voiture d'exception, puisqu'elle intégrait les premières grandes pièces en composite», rappelle-t-il. Au premier abord, cet ancien marathonien fan de BD -il est originaire d'Angoulême!- paraît timide. Une fausse impression. Son leitmotiv dans l'exploration-production? «Le contact! Ce métier se pratique en partenariat, il faut absolument rencontrer les gens, établir une relation de confiance avec ceux qui vont partager les risques.» Son carnet de voyages sera donc chargé... Vers des destinations qu'il connaît déjà bien pour les avoir prospectées avec l'activité GNL : le Qatar évidemment, l'Iran, l'Algérie, le Kazakhstan...

Virginie Lepetit

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