Diaxonhit à l’affût d’une acquisition dans le diagnostic

Née fin 2012 de la fusion de deux sociétés françaises du diagnostic de spécialités, Diaxonhit affiche de grandes ambitions à l’échelle européenne. Et rachèterait volontiers un concurrent allemand pour devenir rentable.

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Diaxonhit à l’affût d’une acquisition dans le diagnostic

On peut exercer dans le secteur des tests de diagnostic, sans être un concurrent direct du puissant BioMérieux, français et leader mondial du marché (avec 1,57 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2012). C’est le parti pris de Diaxonhit, société parisienne née en décembre 2012 du rachat du distributeur InGen Biosciences par Exonhit, un spécialiste de la R&D en diagnostic. Transplantation, maladies immuno-infectieuses et neuro-dégénératives, cancer : il se focalise sur des marchés de spécialités. Ce qui lui permet de ne pas souffrir de la stagnation du marché du diagnostic in vitro. Après avoir enregistré un chiffre d’affaires de 28,6 millions d’euros en 2012, il a connu une croissance de 8,2% au premier semestre 2013 et vu sa perte nette se réduire de 13% à 2,7 millions d’euros.

100 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018

Mais pour atteindre la rentabilité et disposer de marges plus confortables, il ne vise rien de moins que les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici cinq ans. En faisant à nouveau appel à la croissance externe, afin de profiter du mouvement mondial de consolidation entamé dans un marché du diagnostic encore très fragmenté. Dans sa ligne de mire aujourd’hui : l’acquisition d’une société privée, probablement en Allemagne, disposant de ses propres produits de diagnostic et de machines à louer ou vendre aux laboratoires d’analyse. En proposant à ses propriétaires un peu de cash, mais aussi de l’échange d’actions (même si le cours de Diaxonhit est encore à moins d’un euro) pour construire une relation dans la durée. "Notre titre n’est pas du tout à la hauteur de ce que l’on espère, mais notre force, c’est qu’il est très liquide" (à 60%), estime Loïc Maurel, président du directoire de Diaxonhit.

pas question d'arrêter la r&d

Mais d’ici là, pas question d’arrêter la R&D, même si c’est elle qui rend l’entreprise déficitaire. "Nous restons une société innovante développant ses propres produits, car ils procurent des marges plus importantes que la distribution, explique le dirigeant. Grâce à InGen, nous pouvons ensuite les distribuer en France, en Belgique et en Suisse." Si le développement et l’enregistrement d’un test de diagnostic est plus facile qu’un médicament, le pic de ventes prend ensuite plus de temps à être atteint. Ces produits constituent généralement une rupture pour les médecins, qui doivent changer leurs méthodes de travail. Alternative à la biopsie pour ajuster les traitements antirejet des greffés cardiaques, le test Allomap que Diaxonhit va distribuer en Europe en 2014 (pour le compte de l’américain XDx) ne devrait donc pas atteindre son potentiel - une dizaine de millions d’euros - avant cinq ans.

Gaëlle Fleitour

Se diversifier dans les services


Une grande partie du chiffre d’affaires de Diaxonhit provient de contrats remportés dans le cadre d’appels d’offres, notamment auprès de l’Etablissement Français du Sang. Comment limiter le risque lié à d’éventuels non renouvellement ? En proposant des services connexes. " Nous avons développé une expertise pour connecter les machines aux serveurs des hôpitaux et répondre à la montée des normes qualité des laboratoires d’analyse médicale, explique Loïc Maurel. Et nos ingénieurs les aident à interpréter les résultats. "

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