Quotidien des Usines

Deville cherche un repreneur pour son usine de Charleville-Mézières

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Implantée à Charleville-Mézières (Ardennes) depuis 1846, la Maison Deville qui s’est débarrassée de quatre cadres veut trouver un repreneur ou un partenaire pour maintenir la flamme.

Deville cherche un repreneur pour son usine de Charleville-Mézières © Deville

Les entreprises citées

Entrée en procédure de sauvegarde en février 2013, la société Deville qui emploie 123 personnes au centre de Charleville-Mézières (Ardennes) dans la fabrication d’appareils de chauffage à bois ou à granulés de bois (poêles, cheminées, foyers et inserts, fourneaux) avait obtenu le 18 avril 2013 l’autorisation de poursuivre son activité jusqu’au 14 août.

Le 13 juin, le Tribunal de commerce de Sedan a prolongé cette période d’observation jusqu’au 14 octobre afin de permettre à cette institution ardennaise, fondée en 1846, de peaufiner son plan de continuation et éviter une procédure collective douloureuse.

Handicapée par une structure et un endettement trop lourd (2 millions d’euros de pertes en 2011), Deville passée en 2006 dans le giron de la holding financière Birus, dirigée par Laurent Elbaz, et qui a réalisé un chiffre d’affaires de 18,9 millions d’euros en 2012, a redressé la tête depuis le début de l’année.

"Nous avons augmenté nos commandes et notre chiffre d’affaires de 10 % par rapport à 2012. Nos prévisions sont donc tenues. C’est un point positif pour l’avenir qui nous offre aussi une marge de manœuvre dans la recherche d’un partenaire. A la rentrée, nous présenterons un plan de sauvegarde en espérant obtenir un ré-étalement de nos dettes sur plusieurs années", souligne Henri de Quatrebarbes, le directeur du site carolomacérien, qui reste toutefois prudent en raison de la conjoncture et de difficultés connues dernièrement par deux sous-traitants. Deville a missionné la banque Rotschild pour trouver un repreneur ou un partenaire financier afin de solidifier la société et renforcer ses fonds propres.

En attendant, les dirigeants ont annoncé, mercredi 12 juin, lors d’un comité d’entreprise qu’ils avaient déjà effectué un ajustement significatif en supprimant quatre postes à différents niveaux de l’encadrement.

Pascal Remy

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