Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Deux vrais-faux jumeaux en ballonDeux polytechniciens anticonformistes hissent leur PMI au premier rang mondial pour les ballons captifs.

Publié le

Les entreprises citées



Deux vrais-faux jumeaux en ballon

Deux polytechniciens anticonformistes hissent leur PMI au premier rang mondial pour les ballons captifs.



Ils sont nés tous les deux le 12 août 1967. Ils sont X-Ponts, de la même promotion. Leurs noms commencent par un " G " et se terminent par un " I ". Mariés et pères chacun de deux enfants (une fille et un garçon), ils habitent dans le même arrondissement de Paris. Et ils ont peu de goût pour les carrières prestigieuses, mais balisées, qui s'offrent aux jeunes ingénieurs de leur profil. De surcroît, Jérôme Giacomoni et Matthieu Gobbi sont tous deux passionnés d'aérostation et de montgolfières. C'est pourquoi, en 1993, ils ont tout naturellement créé en commun Aérophile. Dépourvus de capitaux, ils ont convaincu la Fondation Nord-Entreprendre, l'Anvar, le ministère de la Culture et des condisciples de Polytechnique d'apporter leur aide à ce projet peu orthodoxe. L'entreprise s'est rapidement imposée comme le leader mondial des vols en ballon captif. Opérant sur quinze sites en France et à l'étranger (Allemagne, Australie, Chine, Etats-Unis, Italie et Japon), elle réalise 30 millions de francs de chiffre d'affaires (2,5 millions de bénéfices) avec une quarantaine de personnes. Aérophile sous-traite les éléments, comme l'enveloppe gonflée à l'hélium, fabriquée en Bavière. " Comme le consortium Airbus, nous sommes des ensembliers ", explique le Corse Jérôme Giacomoni, qui est le gestionnaire et le commercial de l'entreprise. Car les deux dirigeants, s'ils ont tous deux un style de management qui privilégie le contact direct et informel avec les hommes, ne sont pas totalement interchangeables. D'origine italienne, Matthieu Gobbi traite plus particulièrement les questions techniques. " Nous avons dû réinventer pas mal de choses ", précise-t-il. Ses travaux ont débouché sur le dépôt de plusieurs brevets, notamment en ce qui concerne la plate-forme d'atterrissage et l'arrimage bas. Pour les ballons captifs, la conjoncture est favorable. Plusieurs grandes agglomérations européennes, notamment allemandes et italiennes, envisagent d'en mettre en service dans le cadre des célébrations de l'an 2000. Celui qui flotte au dessus du parc André-Citroën, à Paris, est un succès. Il a déjà accueilli plus de 35 000 passagers, tout en renforçant la notoriété de son sponsor, le groupe d'assurances Fortis. " Pour les publicitaires, le ballon est un moyen de s'assurer, au moins pour un temps, un public captif... ", observe avec une pointe d'humour Jérôme Giacomoni. L'entreprise, dont le siège fait face au château de Chantilly (Oise), croît de 30 % par an. Cela laisse de moins en moins de temps à Jérôme Giacomoni et à Matthieu Gobbi de faire du footing ou du vélo dans la forêt voisine - ils ont également en commun le goût des loisirs de plein air...

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle