Deux syndicats signeraient l'accord de compétitivité de PSA

PARIS (Reuters) - Deux syndicats de PSA Peugeot Citroën laissent entendre qu'ils pourraient signer l'accord de compétitivité proposé par la direction du groupe automobile pour ses usines françaises.

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"Aujourd'hui se dégage une ligne favorable à une signature du nouveau contrat social", a déclaré à Reuters Christian Lafaye, représentant de Force ouvrière, qui est le deuxième syndicat chez PSA. "Cependant, il reste quelques sites qui, pour des raisons de temps, n'ont pas encore pu consulter leurs bases locales."

Serge Maffi, délégué du SIA-GSEA, quatrième syndicat de PSA, a tenu des propos allant dans le même sens, la priorité étant selon lui d'éviter une autre fermeture de site, à l'image de celle programmée à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), ou d'autres coupes drastiques dans les capacités de production comme à l'usine de Rennes. Le SIA-GSEA est majoritaire dans ces deux usines.

"Il y a des espoirs de déboucher favorablement compte tenu des enjeux, mais pas de certitude à ce jour", a-t-il dit à Reuters, tout en précisant que certains sites attendaient des compléments d'informations avant de prendre une position définitive.

Les six syndicats représentés chez PSA ont jusqu'au 22 octobre pour prendre position sur le projet d'accord.

FO détient 19% des voix chez PSA et le SIA 14,5%. En additionnant les suffrages de ces deux organisations, la barre des 30% nécessaires pour que l'accord soit validé serait franchie.

Pour entrer en vigueur, le projet devra aussi ne pas rassembler 50% de voix "contre". Seule la CGT, premier syndicat du groupe avec 23% des voix, a déclaré jusqu'ici qu'elle ne signerait pas l'accord.

Les autres organisations (CFE-CGC, CFDT et CFTC) ont prévu des réunions jusqu'à mardi prochain pour consulter leur base et se décider.

PSA, confronté à d'importantes difficultés financières et à des surcapacités en Europe, aimerait signer l'accord d'ici la fin du mois. En échange de la promesse de maintenir tous ses sites français d'ici 2016, le groupe demande un quasi-gel des salaires en 2014 et une plus grande flexibilité dans les cadences et la mobilité entre sites, afin d'ajuster sa production aux aléas de la demande.

Gilles Guillaume, édité par Dominique Rodriguez

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