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L'Usine Matières premières

Deux sociétés américaines lorgnent le platine de l'espace

Myrtille Delamarche , , ,

Publié le

Le lancement, à la mi-avril, d’un démonstrateur de vaisseau spatial chargé de prospecter des ressources minérales dans les astéroïdes rend un tout petit peu plus concrète l’utopie poursuivie par Planetary resources : aller chercher dans l’espace les ressources que l’homme finira par épuiser sur Terre.

Deux sociétés américaines lorgnent le platine de l'espace © d.R.

L’Arkyd 3 Reflight (A3R) est parti de Cap Canaveral (Floride) à bord d’un Falcon9 de SpaceX chargé de ravitailler la station spatiale internationale (ISS). Le prédécesseur d’A3R avait été détruit lors de l’explosion de la fusée Antares, peu après son lancement, en octobre 2014.

En juillet, la mise en orbite terrestre basse de l’A3R pour trois mois est prévue. Le démonstrateur devra, dans un premier temps, faire la preuve de ses capacités, en envoyant régulièrement des données sur son fonctionnement, puis en réussissant son entrée dans l’atmosphère au terme de sa mission. Plus tard dans l’année, Planetary resources envisage de lancer un second engin, l’Arkyd 6U ScienceCraft, pour tester des appareils de mesure et d’exploration.

Bactéries et fonte d’astéroïdes

À terme, les vaisseaux de Planetary resources sont censés prospecter des gaz (oxygène, hydrogène) pour ravitailler en eau les missions spatiales et renvoyer sur Terre des métaux précieux (platinoïdes, or, métaux critiques). La société est financée par Google, Bechtel ou Richard Branson.

Planetary resources n’est pas seule à croire dans les mines de l’espace. Deep space industries (DSI) a annoncé le lancement de son engin d’exploration en 2017. Les deux entreprises ont conclu des contrats de partenariat de recherche avec la Nasa.

Techniquement, pour ramener des platinoïdes de l’espace, il faut prétraiter le minerai sur place. Deux pistes sont explorées. Pour Planetary resources, les engins doivent utiliser l’énergie solaire pour faire « fondre » l’astéroïde et concentrer ainsi les métaux d’intérêt, qui seront ensuite éjectés de l’orbite à destination d’un désert terrestre. DSI prône l’injection de bactéries extrêmophiles génétiquement modifiées pour effectuer la minéralurgie de première transformation du métal. Autrement dit, aucune piste n’est écartée.

Myrtille Delamarche

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