Deux scénarios pour redonner vie aux charentaises Rondinaud

Placé en redressement judiciaire depuis le 1er février 2018, le leader français de la charentaise est confrontré à deux propositions de reprises, l'une par le groupe de luxe Renaissance Luxury group, l'autre par Renaud Dutreil, ancien ministre et propriétaire de la source Jolival. Le 2 mai, les projets ont été présentés aux 66 salariés au cœur de l'entreprise à Rivières en Charente, la décision sera prise le 17 mai par le tribunal de commerce d'Angoulême.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Deux scénarios pour redonner vie aux charentaises Rondinaud
Pour 2017, Rondinaud affiche un résultat d'exploitation négatif à hauteur de 1,4 million d'euros. Frédéric Rondinaud président de l'entreprise.

Deux projets, deux avenirs différents. La charentaise de Rondinaud à Rivières en Charente qui compte 66 salariés a encore de beaux jours devant elle, mais dans quelle condition va-t-elle poursuivre son activité ? Placée en redressement judiciaire le 1er février 2018 par le tribunal de commerce d'Angoulême, l'entreprise est confrontée à deux projets de reprise tout aussi ambitieux l'un que l'autre.

Le premier porté par Eric Lefranc du jeune groupe Renaissance Luxury group (4 ans – 60 millions d'euros de chiffre d'affaires) mise sur le made in France, l'international et veut faire de la charentaise Rondinaud un produit de luxe à la mode. Il envisage d'apporter un million d'euros en trésorerie, de conserver 51 emplois sur les 66 actuels, mais d'en créer 10 autres dans l'année. "Chacun son métier, je ne fais pas de politique, ni de conseil en entreprise ou de journalisme, mais je sais diriger des entreprises en difficultés", s'est-il présenté mercredi 2 mai aux salariés de l'entreprise à Rivières.

Son concurrent Renaud Dutreil, ancien ministre des PME, propriétaire de la source Jolival et co-gérant de la manufacture Degorce qu'il a racheté récemment avec son fils et sa belle-fille rêve d'un pôle charentais des produits chaussants aux côtés de Stéphane Baleston, directeur associé d'un cabinet de conseil et d'Odile Gavet, rédactrice en chef adjointe de Femina. Leur concept, réunir les quatre derniers fabricants de charentaises - Degorce, Laubuge et Ferrand - sous le même toit à Rivières. Ils assurent que 52 emplois seront maintenus et veulent investir 2,7 millions d'euros, "Il faut sortir d'une course à l'échalote pour faire des économies. Il faut remettre le navire à flot et investir", a expliqué aux salariés Stéphane Baleston qui souhaite revenir sur ses terres et diriger l'entreprise.

L'avenir de Rondinaud sera fixé le 17 mai, en attendant et même si cela n'a aucune conséquence, les salariés vont élire leur projet coup de cœur.

Lydia de Abreu

Lydia De Abreu

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
NEWSLETTER L’actu de vos régions
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS