L'Usine Energie

Deux réacteurs EPR seront construits en Grande-Bretagne par EDF

Ludovic Dupin , , , ,

Publié le

Ce ne sera officiel que le lundi 21 octobre, mais l’affaire est entendue : EDF et le gouvernement britannique se sont mis d’accord pour construire deux réacteurs EPR. Un investissement de plus de 14 milliards d’euros qui sera porté par l’électricien français et trois partenaires minoritaires.

Deux réacteurs EPR seront construits en Grande-Bretagne par EDF © DR

C’est fait ! Devancé par de nombreuses informations de presse, le Royaume-Uni devrait annoncer, lundi 21 octobre, un accord avec EDF pour construire deux EPR, le réacteur français de troisième génération, à Hinkley Point. C’est l’aboutissement de deux années de difficiles négociations entre l’électricien et le gouvernement britannique, en particulier sur les tarifs d’achat de l’électricité. Le contrat a,  entre autres, le mérite de remettre l’EPR sur de bons rails commerciaux, alors que le fleuron français est en mal de ventes depuis 2007.

Des alliés de choix

EDF ne sera pas seul pour cet investissement de plus de 14 milliards d’euros. Comme annoncé, il a cherché des partenaires minoritaires industriels et financiers. Le français s’est trouvé trois alliés de choix. Les deux premeirs sont les chinois CGN et CNNC. CGN construit déjà deux EPR à Taishan avec EDF. En 2011 et 2012, le rapprochement d’EDF et de l’industriel chinois avait soulevé beaucoup d’inquiétudes sur des risques de transferts industriels délétères pour la France. Le deuxième partenaire est Areva, le co-concepteur du réacteur EPR, qui devrait prendre 10 % du consortium mené par EDF.

Deux de plus à Sellafield ?

Pour la Grande-Bretagne, la mise en service de ses deux EPR, et peut-être de deux supplémentaires à Sellafield par la suite, est un enjeu majeur. Le pays va fermer dans les années à venir une grande partie de son parc nucléaire vieillissant et de ses centrales charbon. Pour pallier ces unités, le pays a misé sur deux technologies : le nucléaire et l’éolien offshore. Apparaît peu à peu une troisième voie : le gaz de schiste, dont l’Albion serait fort dotée.

Ludovic Dupin

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1 commentaire

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17/10/2013 - 16h35 -

On rira bien en lisant que deux EPR "seront construits", car en réalité les EPR britanniques d'EDF ne verront jamais le jour : les subventions publiques massives accordées par Londres à EDF (car le nucléaire est une activité ultra-déficitaire) seront à coup sûr annulées par Bruxelles (c'est du dumping grossier !) La part du nucléaire dans l'électricité mondiale est passée de 17% en 2001 à 9% aujourd'hui, et ça va continuer comme ça jusqu'à 0% tout simplement parce que le nucléaire est trop cher ! (Sans même parler des catastrophes et des déchets)
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