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Deux offres sérieuses pour la reprise de Petroplus Petit-Couronne

Astrid Gouzik , , , ,

Publié le

Cinq offres ont été déposées auprès de l’administrateur judiciaire pour la reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime).

Deux offres sérieuses pour la reprise de Petroplus Petit-Couronne © zigazou76 - Flickr- c.c.

C’est un petit soulagement qu’ont ressenti, mardi 5 février, les 470 salariés de Petroplus à Petit-Couronne. En effet, après plusieurs mois de combat et d’attente, cinq offres ont finalement été déposées auprès de l’administrateur judiciaire. Selon Bercy, deux d’entre elles paraissent "sérieuses et financées".

"A l'issue de la date limite de dépôt (...), cinq offres de reprise ont été formellement déposées auprès de l'administrateur judiciaire. Arnaud Montebourg, Ministre du Redressement productif, considère que deux d'entre elles paraissent sérieuses et financées. Il s'agit de l'investisseur suisse Terrae et de l'énergéticien égyptien Arabiyya Lel Istithmaraat", a détaillé le ministère.

"Le gouvernement a accompagné ces repreneurs et poursuit ses efforts au côté des industriels de manière à rendre possible la reprise de la raffinerie de Petit-Couronne autour d'un projet industriel durable garantissant la sauvegarde des emplois et les capacités de raffinage françaises", ont ajouté les services d'Arnaud Montebourg.

Un peu plus tôt dans la soirée, la CGT avait indiqué que "trois offres minimum" avaient été déposées, précisant qu'elles émanaient du groupe NetOil basé à Dubaï, d'une société égyptienne et du groupe libyen Murzuk. Et le représentant d'Istithmaraat en France avait confirmé à l'AFP le dépôt d'une offre.

L'action volontariste des salariés

Une nouvelle encourageante, selon le Parti socialiste qui salue dans un communiqué "l'action volontariste des salariés, des élus locaux et du gouvernement pour sauver le site Petroplus" de Petit-Couronne (Seine-Maritime).

"Depuis le placement du site en redressement judiciaire en janvier 2012, la mobilisation de tous les acteurs pour trouver un repreneur crédible et sauvegarder les emplois n'a jamais faibli", écrit dans un communiqué Juliette Méadel, secrétaire nationale du PS à l'Industrie.

Et le Parti socialiste ne manque pas, au passage, de tacler le précédent gouvernement qui "avait fait semblant d'intervenir - Nicolas Sarkozy avait même déclaré le 25 avril 2012: 'Petroplus c'est réglé' -, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault et le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg ont répondu par un engagement constant pour trouver un repreneur en France et à l'étranger".

Le candidat égyptien maintiendra son offre même sans l'Etat

Ce mercredi 6 février, Michel Billard de la Motte, le représentant en France de l'énergéticien égyptien Arabiyya Lel Istithmaraat, était invité sur Europe 1. Il a précisé :  le groupe "a souhaité que l'Etat participe à concurrence de 20 ou 25% maximum au capital social mais il s'agit d'un souhait, il ne s'agit pas d'une demande nécessaire à l'investissement".

"Le groupe maintiendra son offre de reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne menacée de fermeture même dans le cas où l'Etat français n'accèderait pas à sa demande de prise de participation", a-t-il confié.

Astrid Gouzik

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1 commentaire

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06/02/2013 - 09h28 -

Bonjour, Très bien pour l'investissement étranger en France (sous réserve de la vérification de la nature des fonds) et pour les 470 salariés. Pensons maintenant aux milliers d'emplois qui disparaissent chaque jour dans l'indifférence (sauf pour les personnes concernées).
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