Economie

Deux offres jugées recevables pour la reprise de Petroplus

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Les dossiers du panaméen NetOil et du libyen Murzuk Oil seront examinés par le tribunal de commerce de Rouen (Seine-Maritime) avant le 16 avril, date de la fermeture définitive de la raffinerie de Petit-Couronne.

Deux offres jugées recevables pour la reprise de Petroplus © zigazou76 - Flickr- c.c.

La saga Petroplus arriverait-elle à son terme? Mardi 2 avril, les dossiers de reprise du Panaméen NetOil et du libyen Murzuk Oil ont été jugés recevables par le juge commissaire et les administrateurs judiciaires du tribunal de commerce de Rouen (Seine-Maritime). "C'est une très bonne nouvelle", s'est réjoui Jean-Luc Brouté, secrétaire général CGT, à l'issue du comité d'entreprise. Les dossiers seront examinés lors d'une prochaine audience qui se tiendra le 16 avril, date à laquelle doit définitivement fermer le site pétrolier, si aucun repreneur n'est désigné.

Vendredi 29 mars, quatre dossiers de reprise avaient été déposés. Celui de NetOil était complet. Celui de la société pétrolière Murzuk Oil, qui s'est séparée du groupe suisse Terrae international avec lequel il avait fusionné une offre de reprise début mars, l'était également au niveau financier mais ne disposait pas de toutes les autorisations administratives.

Etudiés pendant le week-end de Pâques, les dossiers "pourront être complétés par la suite", a indiqué Yvon Scornet, porte-parole de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC.

Les deux candidats "surprise" n'ont finalement pas été retenu : il s'agit de la société luxembourgeoise GTSA, dont le dossier était une lettre d'intention, sans contenu réel, et du groupe Oceanmed Seasky System Limited, basé à Hong Kong. "Les administrateurs ont considéré que les dossiers n'étaient pas complets ou qu'ils ne comprenaient pas de mandat officiels", a précisé M. Brouté.

Le tribunal attend des candidats qu'ils apportent de sérieuses garanties sur l'approvisionnement de la raffinerie qui a besoin pour fonctionner de 15 millions d'euros de pétrole brut par jour. En outre, entre 400 à 500 millions d'euros devront être investis pour moderniser le site.

La raffinerie, en dépôt de bilan depuis le 24 janvier 2012, à la suite de la faillite de sa maison-mère suisse, emploie 470 salariés.

Timothée L'Angevin

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