Quotidien des Usines

Deux nouveaux plans de sauvegarde de l'emploi chez Schlumberger

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Deux nouveaux plans sociaux ont été annoncés dans des sociétés françaises du groupe Schlumberger. Les suppressions d’emploi concernent principalement des sites en Île-de-France.

Deux nouveaux plans de sauvegarde de l'emploi chez Schlumberger © Pixabay CC.

Déjà dégradée par plusieurs plans sociaux depuis 2015, la situation de l’emploi continue de se détériorer au sein du groupe franco-américain Schlumberger, spécialisé dans les services parapétroliers, et deux nouvelles sociétés sont désormais visées par un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) a-t-on appris, mercredi 27 septembre, de source syndicale.

Selon la CFE-CGC, qui a révélé l’information, ces suppressions de postes concernent STS (Services Techniques Schlumberger) et SPS (Services Pétroliers Schlumberger). Ces deux entités emploient respectivement 350 et 330 salariés. "Nous redoutons la disparition d’un tiers des effectifs avec peu de reclassements", précise une source syndicale dans l’attente d’un chiffrage plus précis de ces PSE que la direction devrait communiquer le 4 octobre.

Selon la CFE-CGC, de nombreux sites sont concernés par ces deux plans sociaux, principalement en Île-de-France, mais aussi en régions. Pour STS, il s’agit des établissements de Clamart (Hauts-de-Seine), de la rue Saint-Dominique à Paris et du quartier de La Défense. Pour SPS sont concernés les sites de Clamart, de la rue Saint-Dominique, de Melun (Seine-et-Marne), de La Défense, de Montpellier (Hérault) et de Pau (Pyrénées-Atlantiques).

La CFE-CGC accuse la direction de Schlumberger de ne pas avoir respecté les procédures d’information en matière de PSE et l’a assigné en justice.

Une réorganisation mondiale du groupe

"En mai 2017, la direction de Schlumberger annonçait une réorganisation mondiale du groupe et en dehors de tout contexte légal, entamait un processus de transferts de salariés vers des postes à l’international. Depuis le mois de mai 2017, des dizaines de transferts ont eu lieu", dénonce un communiqué du syndicat. La décision de justice est attendue ce mercredi. Toutefois, se félicite le syndicat, "sous la menace d’une sanction judiciaire, et sans attendre le délibéré du TGI de Nanterre la direction de Schlumberger a finalement confirmé l’ouverture d’un projet de réorganisation PSE".

"Depuis 2015, cinq plans sociaux se sont succédés et ont touché l’ensemble des sites français du groupe. 1 000 postes au total auront été supprimés sur deux ans", déplore, encore, la CFE-CGC dans son communiqué.

Patrick Désavie

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