L’aéronautique s'empare de la data pour renforcer sa supply chain

Avec le soutien d'Airbus et de l'IRT Saint-Exupéry, le pôle Aerospace Valley a pris l'initiative d'organiser à Toulouse (Haute-Garonne), les 27 et 28 mars, une convention d'affaires dédiée aux data industrielles, notamment dans l'aéronautique. Objectif : contribuer à faire monter en maturité l'ensemble des acteurs de la supply chain.

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L’aéronautique s'empare de la data pour renforcer sa supply chain
Plus de 400 acteurs économiques ont répondus à l’appel d’Aerospace Valley pour cette première convention d’affaires organisée à Toulouse autour des data industrielles.

La data, nouvel eldorado pour les industriels de l'aéronautique, pour booster la performance industrielle et développer de nouveaux services? Les équipes de management d'Airbus en sont convaincues, reste à embarquer l'ensemble de la supply chain dans l'aventure.

C'est tout l'enjeu des Data Days, une première convention d'affaires dédiées aux data industrielles, co-organisées à Toulouse les 27 et 28 mars par le pôle Aerospace Valley, l'agence régionale de développement Ad'Occ et ABE (Advanced Business Events), avec le soutien d'Airbus et de l'IRT Saint-Exupéry. Plus de 400 participants ont répondu à l'appel, des représentants des grands acteurs de la filière, des milieux académiques, d'ETI et de PME. Au programme : échanges et retours d'expérience. La preuve par l'exemple.

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Airbus ouvre sa plateforme Skywise à ses fournisseurs

"Toutes les entreprises doivent voir dans la collecte et le traitement des données une clé pour l'amélioration de la performance industrielle et la brique de base pour développer de nouvelles sources de création de valeur et de développement de services", a souligné en introduction de ces deux journées, Yann Barbaux, président d'Aerospace Valley. L'occasion pour Airbus de prêcher la bonne parole avec la montée en puissance de sa plateforme partagée de données Skywise.

Après avoir démarré sur des cas d'usage internes, puis s'être ouverte aux compagnies aériennes pour améliorer l'exploitation de leurs flottes, avec à la clef le développement de nouvelles offres de maintenance prédictive, la plateforme s'intéresse maintenant à des applications industrielles à l'échelle de la supply chain, avec l'intégration, dans un premier temps, d'une dizaine de fournisseurs de rang 1. "Nous devons décloisonner les données, intégrer de nouvelles sources et favoriser le développement d'applications, chez nous et chez l'ensemble de nos fournisseurs", insiste Marc Fontaine, responsable de la transformation digitale chez Airbus. Certains ont déjà franchi le pas.

Des projets data déjà bien engagés chez Liebherr Aerospace ou Daher

"Depuis environ un an, nous avons créé à Toulouse un dataLab pour apporter des solutions concrètes aux métiers et aux process", précise Fabien Petit, en charge de la transformation digitale chez Liebherr Aerospace. "Nous en sommes encore au tout début de la démarche, avec des premiers cas d'usage sur l'amélioration de la performance de certains bancs de tests, ou sur du partage de données avec des compagnies aériennes pour préconiser des améliorations techniques sur nos systèmes."

A la fois équipementier et constructeur d'avions, avec ses avions d'affaires TBM, le groupe Daher en est convaincu : la collecte de données va contribuer à améliorer sa performance industrielle, que ce soit au niveau des cadences, de la qualité, de la gestion de sa supply chain ou de la maintenance, mais aussi favoriser le développement de nouveaux services. Un programme a été engagé autour du TBM, avec la communauté des pilotes, pour collecter des données au sol, au décollage, en vol et à l'atterrissage.

Vingt minutes après chaque vol, les données sont accessibles sur une plateforme BtoB, TBM Analytics, afin d’optimiser le maintien en conditions opérationnelles des appareils, mais aussi dans le but de développer de nouvelles applications, en direction des pilotes, pour du suivi et de l'analyse des consommations, des trajectoires, des durées de vol, des phases de vol...

WeAre Group et Nexteam, des sous-traitants déjà dans la course

Certains sous-traitants ne sont pas en reste. WeAre Group (2 200 salariés, 27 sites industriels dans le monde dont 16 en France, 230 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2018), basé à Montauban (Tarn-et-Garonne) a pris depuis plusieurs années le virage de la fabrication additive, avec sa filiale Prismadd et investit dans la digitalisation des process. "Nous travaillons sur de nouveaux projets pour corréler les données issues des process et celles de l'human data (savoir-faire, métiers, compétences...), mais nous ne disposons pas des mêmes moyens que les grands groupes", précise Philippe Rivière, vice-président du groupe. Les solutions : un partenariat avec l'école d'ingénieurs Sigma, à Clermont-Ferrand, l'incubation de start-ups, à Singapour et à Tokyo et une prise de participation chez 3DTrust, une start-up française spécialisée dans la sécurisation des données dans la fabrication additive.

"Nous conduisons déjà un gros chantier pour harmoniser nos fichiers de données à l'échelle du groupe et nous démarrons des projets sur la maintenance prédictive. Si l'on pouvait avoir accès aux données des compagnies aériennes, on pourrait leur apporter plus d'innovation sur les systèmes que nous contribuons à concevoir et à fabriquer", témoigne de son côté Bruno Pierrel, responsable recherche et innovation chez Nexteam Group (1 500 salariés, 220 millions d'euros de chiffre d'affaires), spécialisé dans la mécanique de précision et l'usinage de métaux durs, pour l'aéronautique, le spatial et la défense.

MARINA ANGEL

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