Deux Instituts d’excellence retenus dans les énergies décarbonées

Les lauréats de l’appel à projets "Instituts d’excellence sur les énergies décarbonées" (IEED) lancé dans le cadre des « Investissements d’avenir » sont désormais connus. Peu nombreux, ils confirment la volonté étatique de construire des pôles d’innovation forts, capables de rayonner à l’international.

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Deux Instituts d’excellence retenus dans les énergies décarbonées

Le jury a montré son exigence. 2 projets retenus sur 19 dossiers, et 6 candidats au repêchage. La sélectivité était au rendez-vous. Dotée de 1 milliard d’euros, cette action vise à faire émerger des "instituts thématiques d’excellence en matière d’énergies décarbonées" au sein de campus d’innovation technologique.

Les projets immédiatement labellisés sont INDEED, Institut National pour le Développement des Ecotechnologies et des Energies Décarbonées, à Lyon (Vallée de la Chimie-Solaize), et PIVERT, Picardie Innovations Végétales, Enseignements et Recherches Technologiques, à Venette (Oise).

Au-delà, les 6 projets doivent revoir leur copie pour faire l’objet d’un examen complémentaire. Il s’agit des projets : France Energies Marines, à Brest avec des sites d’essais à Nantes, à Bordeaux, à la Réunion et en région Provence-Alpes-Côte d’Azur ; France Energie Solaire-Institut Photovoltaïque d'Ile-de-France, à Saclay ; Greenstars, près du bassin de Thau ; Institut Français des Matériaux Agro Sourcés, à Villeneuve d'Ascq ; INEF4, Institut National d’Excellence Facteur 4 en Réhabilitation et Construction Durables, à Bordeaux ; et SuperGrid, à Villeurbanne.

Energies décarbonées
Les projets sont centrés sur les filières énergétiques et climatiques porteuses d’avenir, notamment l’efficacité énergétique des bâtiments, les outils de maîtrise de l’énergie, les énergies marines, l’énergie solaire, la chimie du végétal et les biotechnologies industrielles à finalité énergétique, les réseaux intelligents de gestion de l’énergie.
Les porteurs auront jusqu’au 15 juillet pour faire connaître les évolutions de leur dossier, qui sera soumis également à un réexamen du jury en vue d’une décision définitive.

Un deuxième appel à projets sera lancé dans quelques semaines en due d’une sélection d’ici la fin de l’année. Il sera doté d’au moins 50% de l’enveloppe disponible pour le dispositif des instituts d’excellence en énergies décarbonées.

Une volonté de pôles forts

Les pouvoirs publics ont donc pris soin de ne pas reproduire l’erreur commise avec les pôles de compétitivité, où 71 pôles avaient été sélectionnés et mis en place à la va-vite parmi 105 dossiers. Ils confirment la stratégie ébauchée les jours derniers avec la sélection des IRT, également très exigeante.

Sur 54 dossiers en tout, 6 ont été adoubés pour les IRT, et 2 pour les IEED, avec 7 dossiers au repêchage. Le modèle est le même dans les deux cas : celui d’un partenariat public-privé de long terme, entre les établissements d’enseignement supérieur et de recherche et les entreprises. Tandis que les 71 pôles comptaient sur 3 milliards d’euros, les quelque projets sélectionnés en tant qu’IRT et IEED bénéficieront de la même somme (1,5 miliard chacun).

De cette annonce, on peut comprendre que la vie des pôles de compétitivité est comptée. Loin de répondre à une logique d’aménagement du territoire, la sélection actuelle des instituts d’excellence français compte mettre sur pied une machine de guerre de l’innovation. Avec des objectifs clairs, un format mieux pensé, et plus durable. "On va finir par y arriver", commente un observateur.

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