Quotidien des Usines

Deux candidats à la reprise de Deville à Charleville-Mézières

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Deux candidats se sont fait connaître pour une reprise globale du site de Charleville-Mézières (Ardennes), suite à l'appel d'offres lancé au cours du mois de janvier par l'entreprise ardennaise.

Deux candidats à la reprise de Deville à Charleville-Mézières © Deville

Mise en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Sedan (Ardennes) le 17 octobre 2013 après avoir été en procédure de sauvegarde durant plus d'un an, la société Deville implantée à Charleville-Mézières est en quête d'un repreneur ou d'un partenaire financier susceptible d'apporter un fonds de roulement de plusieurs millions d'euros via une augmentation de capital. Pour résoudre les problèmes de trésorerie de cette institution ardennaise créée en 1846, son directeur général, Henri de Quatrebarbes, a lancé le 10 janvier 2014 un appel d'offres.

A la date butoir du 24 janvier, deux dossiers de reprise globale des sites de Charleville-Mézières (120 salariés) et de Saint-Laurent-de-Mure dans le Rhône (24 employés à Deville Thermique) ont été déposés auprès de l'administrateur judiciaire parisien, Gérard Philippot, chargé de cette affaire sensible.

Deux dossiers de reprise globale

L'un émane de Sequor Partners, un fonds d'investissement britannique présent à Londres, Genève et Paris et qui compte déjà dans son giron le leader français de la découpe laser de métal industriel, Oxymétal, l'opérateur de télécommunications pour les PME, Normaction, ainsi que le groupe de laboratoire médical Accolab.

L'autre est issu de la SAS Phoenix, basée à Grenoble (Isère), présidée par Rodolphe Tarnaux et qui possède Olfa à Signy-le-Petit (Ardennes), l'entreprise FilEurope à Rambervillers (Vosges) mais aussi MJ Développement et MBP.

Enfin, un troisième investisseur dont l'identité ne nous a pas été communiquée aurait manifesté son intérêt uniquement pour l'antenne rhônalpine : Deville Thermique.

Ces trois propositions sont actuellement examinées par Me Gérard Philippot.

Sur la corde raide depuis 2011, la Maison Deville a réalisé un chiffre d'affaires de 17,8 millions d'euros en 2013, dont 10 % à l'export. Un bon résultat dans la mesure où l'entreprise a été fragilisée depuis l'été par la perte de son fournisseur belge, Thermic Distribution, en proie à une réorganisation judiciaire et qui va délocaliser sa fonderie en supprimant 70 emplois. Cet aléa a fait perdre à Deville 15 % de sa production. Spécialisée dans la conception, la fabrication et la vente de systèmes de chauffage domestiques au bois et aux granulés de bois (poêles, cheminées, foyers, inserts), Deville produit 20 000 produits par an.

Pascal Remy

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