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Quotidien des Usines

Deux anciens cadres de VDN/Abelia Décors mis en examen

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Publié le

Judiciaire

Liquidée en juin 2005 par le tribunal de commerce d’Abbeville (Somme), Abelia Décors (270 salariés), l’usine de papiers peints vinyliques, filiale du groupe allemand VDN, fait à nouveau parler d’elle : le juge d’instruction du tribunal correctionnel d’Abbeville vient de mettre en examen un ancien cadre du groupe VDN et un ancien cadre d’Abelia Décors.

Ces derniers sont soupçonnés d’avoir sacrifié Abelia Décors et organisé sa « banqueroute » pour sauver le groupe VDN qui se trouvait dans une passe délicate depuis qu’il avait perdu l’exclusivité de fabrication de pièces de monnaie.

« Ces mises en examen ne tombent pas par hasard. Elles sont la suite de l’enquête décidée par le Procureur de la République d’Abbeville Paul Weisbuch en 2005 », indique Patrick Sellier, ex-secrétaire du CE CGT et ex-délégué syndical CGT d’Abélia Décors. Le syndicaliste qui a été auditionné par le tribunal correctionnel d’Abbeville et qui le sera à nouveau le 20 septembre, revient sur les différentes phases de cette affaire.

« En 2002-2003, Abelia Décors était dans une santé florissante. La marque Vénilia marchait bien, le carnet de commandes explosait. Nous avions même besoin d’embaucher. Un an plus tard, se souvient le syndicaliste, nous n’avions plus la trésorerie pour acheter la matière première. Nous étions étranglés. Nous étions victimes d’un pompage de la part de VDN ».

Au moment du redressement judiciaire prononcé en fin 2004, il s’ouvre de cette situation au procureur de la République d’Abbeville Paul Weisbuch : « Je lui ai dit : c’est une banqueroute organisée. Je lui ai ensuite fourni des documents, à la suite de quoi il a ordonné une enquête ».

Le syndicaliste qui a fait figurer sur son blog les chefs d’inculpation retenus par le tribunal (1) estime que d’autres dirigeants devraient être mis en examen : « il manque au moins trois personnages importants à l’origine de cette banqueroute ». Sur le passé, il ne cache pas son amertume : « J’ai été conspué pendant deux ans par les dirigeants de l’entreprise parce que je mettais en avant ce pompage de la part de VDN. J’ai même été accusé d’avoir conduit l’usine à sa perte ! Par ailleurs, en dehors de Maxime Gremetz (député PCF de la Somme, Ndlr) aucun élu ne m’a soutenu ».
Aujourd’hui, il envisage avec les anciens salariés d’Abelia Décors, de se constituer partie civile.

(1) Premier chef : banqueroute par tenue de comptabilité fictive et par emploi de moyens ruineux de se procurer du crédit.


De notre correspondante en Picardie, Claire Garnier



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