Désertion dans une usine allemande d'Alstom

L'usine allemande de Salzgitter, à l'ouest de l'Allemagne, ne compte plus beaucoup de salariés ce 1er juillet après-midi. Le site est quasi déserté à la suite d'un conflit social.

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Désertion dans une usine allemande d'Alstom

"La quasi-totalité" des 2 500 salariés d'une usine du groupe français Alstom a quitté vendredi son poste de travail. Une assemblée générale organisée le matin même a acté l'échec de discussions sur une restructuration. L'usine de Salzgitter fabrique des trains régionaux et des bogies, les chariots sur lesquels sont fixées les roues des trains.

Elle vit plusieurs mois un bras de fer entre la direction et le comité d'entreprise. Celui-ci veut empêcher une délocalisation partielle en Pologne et craint la perte de centaines d'emplois. Alors que les parties ont négocié jusque tard dans la nuit, la discussion s'est brutalement arrêtée, interrompue par Alsom selon le syndicat IB Metall, terminée de fait faute d'accord mûr selon Alstom.

Direction et syndicats sont d'accord pour renoncer à des licenciements secs et maintenir l'activité à Salzgitter. Mais la direction estime devoir combler un trou dans le financement pour garantir la compétitivité du site. IG Metall reproche à Alstom, dans un communiqué, d'avoir à la dernière minute présenté de nouvelles exigences. Notamment une augmentation du temps de travail sans compensation financière et la suppression de la prime de Noël.

Une autre assemblée générale est prévue lundi. Alstom assure que la direction "espére et attend que les négociations débouchent rapidement sur un bon résultat".

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