Desertec : un nécessaire équilibre des deux côtés de la Méditerranée

Les différents projets de solaire méditerranéen sont-ils viables? Le cabinet de conseil Bearing Point a étudié le cas Desertec et liste les facteurs clés du succès.

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Desertec : un nécessaire équilibre des deux côtés de la Méditerranée

Le grand chantier de solaire méditerranéen Desertec s’appuie sur un constat de base saisissant. En moins de 6 heures, les zones désertiques du globe reçoivent du soleil la quantité d’énergie que l’humanité consomme en une année. Avec une demande croissante en électricité (6% par an d’ici à 2025), les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée envisagent donc toutes les possibilités offertes par leurs surfaces désertiques. Des opportunités que ne laissent pas échapper, non plus, les Européens. Né alors le projet Desertec censé approvisionner l’Europe à hauteur de 15% de ses besoins d’ici à 2050.

Mais le défi est de taille pour ses initiateurs, comme le souligne Emmanuel Autier, associé chez Bearing Point, dans la note publiée le jeudi 5 janvier. "Il faut établir un modèle gagnant-gagnant entre pays du Nord et pays du Sud pour ne pas retomber dans le schéma ancien du pétrole ou du gaz", met-il en garde. "L’exploitation des ressources se faisait sans les pays du Sud".

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Selon lui, il faut définir un modèle plus équilibré. Chacune des deux rives de la Méditerranée collabore dans une relation d’égal à égal. "Il faut sortir de la situation où un pays met à disposition ses espaces et un autre s’en débrouille", recommande-t-il.

Le poids de la diversité des politiques énergétiques des différents pays de l’UE

Les réglementations doivent être cohérentes des deux cotés de la Méditerranée. Les pays du Nord doivent avoir une vision commune. "L’Union européenne devrait notamment disposer d’une politique énergétique globale", explique Emmanuel Autier.

Dans les pays du Sud, il s’agit de faire émerger des législations favorables dans les différents pays, selon Bearing Point. Sans toutefois aller jusqu’à l’harmonisation des législations pour éviter de se heurter à des problématiques géopolitiques trop fortes.

Prendre en compte l'équation environnementale

Car dans ce projet de partage de la ressource solaire, la "réussite idyllique" est très conditionnelle. "Il faut un peu de constance dans les choix et dans les investissements". En effet, le solaire thermodynamique a besoin de beaucoup d’eau pour refroidir le système et débarrasser les panneaux solaires de la poussière accumulée.

Or ces installations sont soumises à la rareté de la ressource en eau dans la région et aux fréquentes tempêtes de sable. Cela implique donc des investissements technologiques colossaux.

"Mais une construction viable verra le jour, j’en suis convaincu", assure Emmanuel Autier. Sera-t-elle aussi ambitieuse que l’idée de départ ? Le doute plane...

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