Des sites et des chartes

Des chartes de confiance viennent rassurer les " cyberconsommateurs ". Entre autorégulation et légalisme, la confiance tente de s'installer sur Internet.

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Des sites et des chartes

" Sept engagements pour le respect de l'internaute. " Telle est l'ambition de Vivendi affichée la semaine dernière sur le site du groupe. Protection des données personnel- les, de l'enfant, respect de la propriété intellectuelle, des droits du consommateur, sécurité des échanges, etc. Les chartes se multiplient sur les sites des grands marchands d'Internet. Mais qui peut s'assurer de convaincre les cyberconsommateurs, sinon les marques déjà bien établies ! Aux Etats-Unis, en l'absence de toute législation concernant l'exploitation des données personnelles, ces chartes sont devenues des outils de marketing très influents. Ces " privacy policy " tentent de cerner tous les problèmes : collecte de données, problème du consentement lors de l'achat en ligne, installation de " cookies " (petits logiciels espions), etc. Les industriels d'Internet espèrent bien - outre-Atlantique tout au moins - éviter des règles strictes imposées par les gouvernements. Le libraire américain Amazon.com a ainsi son " amazon.com bill of rights ", parodiant le texte constitutionnel britannique. A l'occasion de la réunion à Paris des chefs d'entreprise participant au Global Business Dialogue on Electronic Commerce (GBDe), a été introduite l'idée d'une " trust mark " internationale. Encourager l'Union européenne Aujourd'hui, plusieurs associations délivrent des labels de qualité (notamment, www.truste.org). " Il faut encourager l'Union européenne ; il faut une architecture légale "légère" et éviter que les législations ne se multiplient au niveau national ", a plaidé au cours de cette réunion Thomas Middelhoff, président de Bertelsmann. Le problème, notait Steve Case, le P-DG d'AOL, est que les jeunes compagnies sont davantage préoccupées par le développement rapide de leur activité que par le respect des droits des consommateurs. La force de ces chartes est bien réelle. " IBM a décidé de cesser toute relation commer-ciale avec dix sites Web qui ne respectaient pas le code de conduite que nous nous sommes imposé. C'est bien la preuve que l'autorégulation peut fonctionner sur le Web ", a expliqué à Paris Lucio Stanca, président d'IBM Europe. Entre autorégulation et adoption de textes nationaux, les industriels hésitent. Selon eux, un label de confiance pour le commerce électronique est suffisant. En revanche, la lutte contre la cybercriminalité et autres délits commis sur le réseau doit être prise en charge par les Etats. En France, l'annonce par le Premier ministre d'une " loi de l'Internet " a d'ailleurs plutôt été mal accueillie. A suivre ?

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