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L'Usine Auto

Des résultats stables pour la dernière année de Jean-Dominique Senard à la tête de Michelin

Julie Thoin-Bousquié ,

Publié le

Le groupe Michelin a essuyé le ralentissement de la demande en Chine et des dépréciations monétaires sur plusieurs marchés. Son chiffre d’affaires est resté stable en 2018 à un peu plus de 22 milliards d’euros.

Des résultats stables pour la dernière année de Jean-Dominique Senard à la tête de Michelin
Le groupe Michelin a dû composer avec la ralentissement de la demande chinoise et celle de la première monte.
© Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Une salve d’applaudissements pour clôturer sa présentation. Jean-Dominique Senard a présenté lundi 11 février à Paris ses derniers résultats annuels à la tête du groupe Michelin, lui qui laissera sa place en mai prochain à Florent Menegaux, actuel directeur général exécutif de l’entreprise. A 66 ans, le nouveau président de Renault a toutefois rappelé son attachement à une "transition en douceur", "entamée de longue date" au sein de l’équipementier clermontois.

Jean-Dominique Senard a ainsi indiqué qu’il restait "responsable de tout ce qui adviendrait au sein du groupe Michelin d’ici mai", tout en précisant être attentif à ce que sa double activité au sein de Michelin et Renault soit prise en compte dans le montant de la rémunération sur la période à venir. Au cours de la présentation, Florent Menegaux a de son côté salué le travail réalisé par son prédécesseur chez Michelin, dont les performances réalisées en 2018 en sont un "fort témoignage".

Sur l’année écoulée, l’équipementier clermontois a affiché un chiffre d’affaires stable à 22,03 milliards d’euros (+0,3% par rapport à 2017), tandis que sa marge opérationnelle est elle aussi restée constante à 12,6%, un demi-point de plus par rapport à 2017. Des résultats en demi-teinte, mais à prendre dans "un environnement difficile", selon les termes du groupe. En 2018, Michelin a dû notamment faire face à la chute de devises dans plusieurs pays.

Fermeture d’une usine au Royaume-Uni

Et ce, couplé à un ralentissement de la demande chinoise et de l’activité première monte. Dans un tel contexte, le groupe a vu son résultat net décroître d’un peu moins de 2% à 1,66 milliard d’euros, sous l’effet notamment de la fermeture annoncée d’une usine spécialisée dans les pneus de 16 pouces ou moins, implantée à Dundee au Royaume-Uni. Une décision "totalement indépendante du Brexit", a insisté Jean-Dominique Senard.

"Il est toujours très difficile de décider qu’une usine n’est plus compétitive", a estimé le dirigeant du groupe clermontois, interrogé sur le sujet à l’occasion de la présentation des résultats. Dans un communiqué, Michelin avait justifié sa décision fin 2018 en précisant que l’usine écossaise subissait notamment une "évolution accélérée de l’offre de pneumatiques 16 pouces et moins vers des produits d’entrée de gamme produits à bas coûts en Asie".

Or, "les investissements réalisés à travers le monde servent à nourrir les marchés locaux, sans quoi les coûts deviendraient insupportables", a estimé le responsable Michelin lors de l’annonce des résultats annuels. Un atout mis en avant pour justifier la bonne résistance de l’équipementier. Celui-ci compte notamment sur ses augmentations de capacités au Mexique, ou encore en Indonésie via le rachat à 80% du groupe Multistrada, pour répondre aux besoins locaux à l’avenir.

Bonne dynamique des activités de spécialités

Au total, la performance de Michelin au cours de l’année écoulée "confirme la stratégie du groupe, fondée sur une présence équilibrée sur les différents segments de marché", s’est félicité Jean-Dominique Senard. Michelin a ainsi pu compter sur ses activités de spécialités (engins miniers ou agricoles, avions, etc.) qui ont enregistré une progression de 19% par rapport à l’année précédente, à 4,84 milliards d’euros pour 2018. A l’inverse, les pneus tourisme ont connu une baisse de leurs volumes de 5% à 11,34 milliards d’euros.

Mais ce retrait des ventes a pu être en partie compensé par l’intérêt porté aux pneus 18 pouces et plus, qui permettent de répondre à la demande croissante en SUV. Sur ce créneau, le groupe Michelin avait enregistré une progression des ventes de 19% en 2017, contre un marché global en hausse de 13% sur la période. Une hausse à nouveau observée en 2018, même si elle a été d’ampleur moindre : le groupe a enregistré une progression de 10%, sur un marché à 9%.

Dans un "contexte volatil", selon l’expression de Florent Menegaux, Michelin mise sur un alignement de la croissance des volumes avec les marchés pour 2019. Le groupe attend un résultat opérationnel des secteurs en progression à taux de change constants et un flux de trésorerie positif de 1,45 milliard d’euros. Des objectifs rendus possibles par le maintien des exigences sur les prix et les marges fixées par Jean-Dominique Senard. 

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