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Des reports de commandes pour le F-35 de Lockheed Martin

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L’A400M de l’européen Airbus n’est pas le seul programme aéronautique militaire à afficher des surcoûts. A une échelle moindre tout de même, le F-35 de l’américain Lockheed Martin, qui a atteint les premières étapes de la production, va connaître le même sort en raison de reports de commandes par plusieurs pays participant au financement initial de l’avion de combat.

Selon le responsable du volet international du programme Jon Schreiber, cité par Reuters, quelques gouvernements (dont il a refusé de dévoiler l’identité et le nombre) ont décidé de retarder leurs achats, mais aucun n’a l’intention de diminuer ses commandes pour le moment. « Le ralentissement économique a eu d'une certaine manière un impact sur leur capacité à acheter ce qu'ils voulaient acheter. Mais pas encore sur le nombre (d'appareils) qu'ils souhaitaient acheter. » Lockheed souligne même que certains pays envisagent de revoir à la hausse leurs commandes.

L’Australie confirme 14 appareils, l’Israël sur les rangs

De son côté, l’Australie (l’un des pays cofinanceurs) a approuvé un premier achat de quatorze F-35 pour une facture totale de 3,2 milliards de dollars australiens (1,97 milliard d’euros). Le contrat prévoit également la fourniture d’infrastructures et d’une assistance pour l’entraînement et les essais. L’armée australienne, dont la cible pourrait s’élever à terme entre 72 et 100 appareils, examinera en 2012 le niveau de sa prochaine commande. Les F-35 remplaceront sa flotte de F/A-18F Super Hornet construits par Boeing.

En dehors des huit Etats* qui accompagnent les Etats-Unis sur le F-35 Joint Strike Fighter et qui ont ciblé 730 avions, l’Israël semble toujours en passe de devenir le premier gros acheteur de cet appareil conçu pour ne pas être repéré par les radars. Les Américains ont proposé aux Israéliens d’ajouter des composants et munitions construits en Israël et de livrer le premier exemplaire en 2015 si un accord était signé dans les tout prochains mois.

Par ailleurs, le Pentagone a demandé à Lockheed Martin de révéler le coût de la poursuite du programme, après qu’une étude ait évoqué un surcoût de plusieurs milliards de dollars et un retard de deux ans.



* Grande-Bretagne, Italie, Pays-Bas, Turquie, Canada, Australie, Danemark et Norvège
 

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