Des réformes, mais à l'écoute des attentes sociales. La Banque Centrale Européenne reste inflexible. EDF va devoir financer sa filiale allemande. STMicroelectronics ferme à Rennes...

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Des réformes, mais à l'écoute des attentes sociales. Le Chef de l'Etat a entendu le message des électeurs et va en tenir compte, en infléchissant les réformes vers plus de justice sociale, rapportent vos quotidiens. Celle de l'allocation des chômeurs en fin de droit va être suspendue et les négociations vont être rouvertes avec les chercheurs et les professionnels du spectacle. L'accent va être mis sur l'emploi et la croissance, ce seront les deux grands travaux de Nicolas Sarkozy et de Jean-Louis Borloo. Le réforme de l'assurance maladie sera poursuivie, en y associant l'opposition, mais le gouvernement ne légiférera pas par ordonnances. Les baisses d'impôts devront continuer, dans la mesure du possible.

La Banque Centrale Européenne reste inflexible. Le nouveau ministre de l'Economie et des Finances ne devra pas compter, dans l'immédiat, sur l'aide de la BCE, pour relancer la consommation et la croissance, relèvent Les Echos et La Tribune. Le principal taux d'intérêt de la zone euro reste à 2 %, l'Institut monétaire a opté pour le statu quo en conservant ce niveau, inchangé depuis juin 2003. Jean-Claude Trichet, le patron de la Banque Centrale Européenne, a indiqué que le niveau des taux restait en ligne avec l'objectif de stabilité des prix. Il a néanmoins appelé à la maîtrise des déficits publics. Cet immobilisme a de nouveau entraîné l'euro à la hausse face au billet vert.

EDF va devoir financer sa filiale allemande. L'électricien français va participer à l'augmentation de capital de 600 millions d'euros, du producteur d'électricité EnBW, indique Les Echos. L'entreprise d'outre-Rhin étant consolidée à hauteur de 45 %, EDF va devoir apporter près de 300 millions. La société publique avait déjà comptabilisé des pertes de plus de 600 millions d'euros, dues à sa filiale allemande l'année dernière. Celle-ci devrait encore céder des actifs afin de se désendetter.

STMicroelectronics ferme à Rennes. Les Echos reviennent dans une enquête, sur le conflit qui oppose depuis plusieurs mois les salariés et la direction du site Rennais. Malgré les manifestations, les grèves de la faim, la quasi séquestration une journée, du directeur de l'usine, le personnel ne pourra pas éviter la délocalisation. Les 429 salariés devraient recevoir leurs lettres de licenciement le 19 avril, mettant fin à une activité de plus de 35 ans dans les composants électroniques, qui va être installée, par le groupe franco-italien dans une usine ultramoderne à Singapour.

Le marché automobile ne frémit pas. Les immatriculations de voitures ont légèrement augmenté au mois de mars, mais cette petite progression est en trompe-l'oeil, car à jours ouvrables identiques le marché a fléchi de 3,5 %, souligne La Tribune. Les constructeurs nationaux ont un peu perdu du terrain, baissant à 60,3 % du marché, tandis que les marques étrangères progressaient globalement de 14,6 %. Parmi elles, ce sont l'allemand BMW, le japonais Toyota et le coréen Hyundai qui enregistrent les meilleurs scores.

Aventis veut négocier avec Novartis. Le conseil de surveillance du groupe pharmaceutique pourrait donner son aval au lancement de négociations officielles avec son concurrent suisse, note Les Echos. Il devrait pour le moment, ne se prononcer que sur la seule base du projet industriel, et non pas sur le prix offert. Mais Novartis semble encore hésiter à se lancer, tant que le gouvernement français ne sera pas revenu à une position neutre sur le dossier. Le Financial Times remarque que tout cela pourrait n'être qu'une tactique de la direction d'Aventis, pour mettre la pression sur Sanofi afin que le français relève son offre.

La Scor sort de la tourmente. La compagnie de réassurance, en quasi faillite il y a deux ans, commence à sortir la tête de l'eau. Le nouveau patron Denis Kessler, ex-numéro deux du Medef, n'a pas ménagé ses efforts depuis 18 mois pour renflouer et restructurer l'entreprise, observe Le Figaro. Plus d'un milliard d'euros de fonds ont été levés en un an. L'assureur affiche encore des pertes en 2003, de 314 millions d'euros, contre 455 millions en 2002, mais celles-ci sont en grande partie dues au reprovisionnements de 1,1 milliard d'euros effectués sur les exercices antérieurs à 2001. Avec un chiffre d'affaires réduit de moitié en un an, le groupe va devoir maintenant regagner la confiance des ses clients.

Didier RAGU

Bon week-end, à lundi !


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