Des produits alimentaires de moins bonne qualité dans les assiettes d'Europe de l'Est ?

La qualité différenciée de certains produits alimentaires s'est invitée à la table du Conseil européen. Des pays d'Europe de l'Est, Hongrie et Slovaquie en tête, affirmant que certains produits alimentaires vendus chez eux sont de moins bonne qualité que ceux vendus à l'Ouest.

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Des produits alimentaires de moins bonne qualité dans les assiettes d'Europe de l'Est ?
Fin février, la Hongrie dénonçait une pâte à tartiner Nutella "moins crémeuse" qu'en Autriche.

La question relative à la qualité différenciée de certains produits alimentaires s'est invitée dans l'agenda européen. Lors du Conseil européen du jeudi 9 mars, sept à huit pays d'Europe de l'Est, emmenés par la Hongrie et la Slovaquie, ont fait part de leurs interrogations sur le fait que des produits alimentaires seraient de moins bonne qualité à l'est de l'Europe.

"Le Conseil européen salue la décision de la Commission de s'attaquer à la question du double niveau de qualité des denrées alimentaires sur le marché intérieur, dans le cadre du Forum à haut niveau sur l'amélioration du fonctionnement de la chaîne d'approvisionnement alimentaire", déclare le Conseil européen dans ses conclusions en date du 9 mars. Le débat est donc ouvert.

Du Nutella "moins crémeux"

Selon ces pays, certaines marques vendraient un même produit avec une qualité moindre à l'est de l'Europe. Fin février, la Hongrie dénonçait une pâte à tartiner Nutella "moins crémeuse" qu'en Autriche. Interrogé, le fabriquant Ferrero répond que "le Nutella a la même qualité et le même goût dans le monde entier", sans toutefois préciser si la recette et les ingrédients utilisés sont strictement identiques…

Poissons panés, soda, et chocolat en poudre sont aussi visés. Une dizaine de produits testés sur 22 auraient de grandes différences de qualité, dénonce la Slovaquie qui a mené des tests. Là où certaines compagnies vendent des produits strictement similaires dans tous les pays, d'autres font le choix d'ajuster leurs recettes, dit sobrement la FoodDrinkEurope, qui regroupe des industriels du secteur.

Une différence de goût invoquée par les industriels

Mais pourquoi changer la recette d'un produit ? Par exemple, le prix des matières utilisées ou leur disponibilité sur un marché donné peut amener l'industriel à adapter la recette, explique la FoodDrinkEurope. Un industriel peut donc faire le choix d'utiliser des produits locaux ou de remplacer un ingrédient jugé trop cher. Surtout, "les sociétés tiennent compte des goûts des consommateurs dans chaque pays", précise la FoodDrinkEurope des industriels.

Toutefois, ces changements de recette "n'entraînent pas une baisse de la qualité" des produits alimentaires d'Europe de l'Est, affirme la FoodDrinkEurope. Mais, par exemple, jusqu'à récemment, certains produits distribués en outre-mer contenaient beaucoup plus de sucre que les mêmes produits distribués en métropole.

L'outre-mer et le sucre

C'est un arrêté publié au Journal Officiel le 24 mai 2016 qui vient mettre fin à cette différence. "La teneur en sucres ajoutés des denrées alimentaires de consommation courante", distribuées dans les départements d'outre-mer et dans les collectivités de Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon, mais non distribuées en France hexagonale, "ne peut pas être supérieure à la teneur en sucres ajoutés la plus élevée constatée dans les denrées alimentaires" de la même famille "les plus distribuées en France hexagonale", annonce l'arrêté.

Lorsque cette différence du taux de sucre a été révélée, les industriels l'ont justifié par un goût plus prononcé pour le sucre dans les Dom-Tom. Des études affirment à l'inverse que l'appétence au goût sucré proviendrait des habitudes créées depuis l'enfance.

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