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Des ouvertures tous azimuts

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Pour afficher leur présence dans cet écosystème innovant, petites et grandes villes regorgent d’idées pour développer leurs fablabs.

Des ouvertures tous azimuts
À Rennes, le LabFab propose des espaces itinérants de découverte des usages de la fabrication numérique.

L’association Bug a été la première à créer un fablab à Rennes. Dépositaire de la marque LabFab. elle dispose désormais sous ce nom d’un réseau constitué d’une dizaine de lieux différents, notamment dans les universités de Rennes 1 et de Rennes 2. En contrepartie d’une aide financière de l’ordre de 200 000 euros, Rennes métropole lui a demandé de s’ouvrir au grand public et de faciliter l’accès aux différents équipements. Dans l’agglomération lorientaise, à Ploemeur (Morbihan), le Créafab, hébergé dans l’une des deux pépinières de la technopole, a fait un choix très différent. « Notre orientation, indique Arnaud Rentinier, le directeur du technopôle, est uniquement du côté des entreprises afin qu’elles puissent utiliser collectivement nos moyens et innover ensemble. » Une vingtaine de sociétés adhèrent à Créafab. Elles viennent par exemple d’y créer un prototype de skateboard électrique. Ces différentes entreprises travaillent également à l’amélioration de l’ergonomie d’une planche de surf pour en éliminer les endroits coupants.

À côté des grandes agglomérations, les villes moyennes s’engagent, elles aussi, de façon très active dans la création de lieux d’innovation. C’est le cas à Auray (Morbihan) où la Fabrique du Loch, qui existe depuis 2016, fait état de « 300 adhérents, dont 50 professionnels », indique Patrick Jullien, son animateur. De nombreux professionnels de la plaisance et de la course au large, mais aussi des artisans ébénistes utilisent les moyens de ce tiers-lieu qui « fonctionne désormais quasiment sans aucune subvention publique pour un budget annuel de 80 000 euros », précise Patrick Jullien. La jeune société Cyberespar, dirigée par Goulven Kerbellec, vient d’y développer un « prototype de drone adapté au nautisme ». Si les ouvertures d’espaces se font désormais tous azimuts, à Lannion (Côtes-d’Armor), l’équipe du fablab a constaté que les utilisateurs de l’imprimante 3D, de la découpeuse laser ou de la découpeuse vinyle sont essentiellement… des hommes. Des actions locales sont donc menées pour encourager les femmes à s’approprier ses moyens et à participer aux innovations.

La Vilaine Bidouille, tisseur de lien social

Ce fablab installé à Redon (Ille-et-Vilaine) dispose d’un large panel d’équipements en machines numériques, impression 3D, fraiseuses… afin d’attirer dans son sillage les bidouilleurs de la ville et « tisser du lien social », indique l’un des responsables. La Vilaine Bidouille multiplie les projets innovants portés principalement par des particuliers ingénieux. L’association a actuellement en portefeuille un projet de revêtement de sol détecteur de chute pour faciliter la vie quotidienne des personnes âgées. Un autre consiste à créer une machine qui pourra craquer les allumettes automatiquement. Pour se renforcer, la Vilaine Bidouille associe les jeunes de la cité scolaire de Beaumont notamment dans le cadre d’un projet de création d’un jeu vidéo dédié à la mise en valeur du patrimoine touristique local.

G-Lab, au quotidien pour ses adhérents

Le président de G-Lab, une structure implantée dans la petite commune de Dol-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), Thierry Legendre, vante le fonctionnement de son association très peu dépendante des subventions publiques qui se résument à la mise à disposition par la commune d’un local de 100 m2. « En évitant toute pression financière, on peut plus aisément se concentrer sur la R & D et l’accompagnement de nos utilisateurs », indique Thierry Legendre. En contrepartie, il est demandé à la quarantaine de membres de G-Lab de s’impliquer au quotidien. Ses équipements ont été apportés voire fabriqués par les différents adhérents qui ont par exemple créé une graveuse laser, une fraiseuse numérique, généralement avec l’assemblage de pièces de récupération.

Le Five, un forum ouvert

À Vitré, dans l’Ille-et-Vilaine, le Five (Fablab innovation Vitré entreprises) a vu le jour début 2017. Soutenu financièrement par la ville, la CCI Bretagne et le conseil régional de Bretagne, une vingtaine d’entreprises y adhèrent. Pour augmenter leur nombre et mieux croiser les projets innovants, le Five a organisé début septembre la première édition du Forum ouvert. « Quelque 35 entreprises et porteurs de projets y ont participé pour partager des expériences collaboratives autour de l’innovation », indique Carole Le Solliec, la fabmanager de Five. Les différents thèmes abordés donneront lieu à des rendez-vous structurés, par exemple, pour « mieux fédérer les équipes en matière de R & D », ajoute la fabmanager.

L’Atelier de la Flibuste et son repair café

L’association Fabmalo, plus connue par son nom commercial l’Atelier de la Flibuste, réunit depuis 2015 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), les passionnés de l’impression 3D et autres outils de prototypage. Les innovations de ses différents adhérents s’y multiplient. Ils viennent notamment de créer un porte-gobelet pour les personnes handicapées qu’il est possible de positionner sur les accoudoirs d’un fauteuil roulant. Très régulièrement, l’équipe de l’Atelier de la Flibuste organise ce qu’elle nomme un « repair café » auxquels participent ceux qui veulent réparer le petit électroménager, mais aussi les ordinateurs et autres équipements multimédias.

Les Fabriques du Ponant contre la fracture numérique

À Brest, l’association Les Fabriques du Ponant, issue d’un consortium entre l’école d’ingénieurs IMT Atlantique et l’association Les Petits Débrouillards Grand Ouest, se polarise sur la fracture numérique. « Nous accompagnons les jeunes de quartiers défavorisés pour qu’ils s’approprient le numérique », indique Coline Rannou-Colliot, la responsable. Quinze jeunes en service civique passent six mois par an dans l’association. Labellisée grande école du numérique, celle-ci forme également trente stagiaires chaque année pour qu’ils apprennent à utiliser le web au quotidien. Ce fablab organise également des animations digitales aux pieds des immeubles.

 

 

 

 

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