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L'Usine Santé

Des moustiques anti-dengue lâchés à Nouméa

Juliette Berne , ,

Publié le

Vu sur le web Mercredi 10 juillet a eu lieu à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, un lâcher de moustiques contenant des bactéries permettant d'éradiquer la dengue. Une première sur le sol français.

Des moustiques anti-dengue lâchés à Nouméa
Ce mercredi, environs 500 moustiques ont été lâchés à Nouméa dans le but d'empêcher les épidémies de dengue
© Jean-Louis Salque - L'Usine Nouvelle

Ce mercredi 10 juillet dans le centre-ville de Nouméa, en Nouvelle Calédonie, s’est tenue une cérémonie peu commune : un lâcher de quelques 500 moustiques "wolbachia", infectés par la bactérie du même nom. Bactérie qui serait selon le docteur Nadège Rossi, chef du World Mosquito Program à Nouméa, "présente naturellement dans 60% des insectes et qui est inoffensive pour l’homme et pour l’environnement". Selon le journal Ouest-France, cette innovation est avant tout le fruit de la collaboration entre l’université australienne de Monash, le gouvernement  de Nouvelle-Calédonie, l’institut Pasteur et la ville de Nouméa.
 

Des résultats prometteurs

Il y dix ans, des chercheurs australiens découvraient que la bactérie "wolbachia" permettait de bloquer aux hommes la transmission de virus tels que la dengue, le zika ou encore le chikungunya, le plus souvent véhiculés par l’Aedes Aegypti, considéré comme l’un des moustiques les plus dangereux au monde. Cette nouvelle méthode a déjà été approuvée dans une douzaine de pays ces dernières années dont l’Australie, le Brésil ou l’Indonésie, et aurait fait ses preuves.
 

Des épidémies de plus en plus sévères

La mairie de Nouméa prévoit un lâcher par semaine de moustiques durant une période de six mois afin de régénérer et multiplier leur population. Depuis le début de l’année, le virus de la dengue a déjà fait deux morts, dont une fillette de 8 ans, contaminé 4 000 personnes et généré l'hospitalisation de 300 autres. En 2017, 13 personnes avaient succombé à l’arbovirose, maladie provoquant des douleurs articulatoires et fortes fièvres et pouvant entraîner la mort si elle s’attaque à un organe vital ou qu’elle devient hémorragique. Or ces épidémies s’allongent et paraissent cliniquement de plus en plus sévères, selon l'expert cité par Ouest-France.

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