L'Usine Santé

Des médicaments contre les maux de gorge, comme le Maxilase, retirés du libre-service

Julien Cottineau , ,

Publié le

Après les médicaments contenant du paracétamol et des anti-inflammatoires, ce sont les produits à base d’alpha-amylase, pour traiter les maux de gorge sans fièvre, qui passeront derrière le comptoir des pharmacies à partir du 15 janvier 2020, a ordonné l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Ces médicaments peuvent provoquer des allergies rares mais très graves.

Des médicaments contre les maux de gorge, comme le Maxilase, retirés du libre-service
Utiliser des médicaments à base d'alpha-amylase peut provoquer des allergies parfois graves.
© D.R. - Leem

L’accès libre aux médicaments se restreint encore en pharmacies. Quelques jours après avoir ordonné de passer derrière le comptoir des pharmacies des médicaments contenant du paracétamol et des anti-inflammatoires à partir du 15 janvier 2020, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) demande à ce qu’ils soient rejoints, à la même date, par les médicaments à base d’alpha-amylase, utilisés pour le traitement des maux de gorge peu intenses et sans fièvre. Ils seront toujours délivrables sans ordonnance mais ne seront plus accessibles sans passer par le pharmacien.

Réactions allergiques

Maxilase, Alfa-amylase Biogaran et Alfa-amylase Top Pharm vont ainsi rejoindre Doliprane, Advil ou encore Nurofen, sur les étagères à la seule portée des pharmaciens. Lesquels pourront ainsi mieux rappeler les consignes de sécurité pour un bon usage de ces produits largement utilisés en auto-médication et qui ne doivent pas être utilisés plus de cinq jours d’affilée. L’ANSM avait fait part fin novembre des risques de réactions allergiques liés à ces spécialités très répandues, présentées sous forme de sirop pour les bébés, les enfants et les adultes, mais aussi sous forme de comprimés pour les adultes.

Trois décès en 35 ans

Les risques, rappellent l’ANSM, sont rares mais peuvent être très graves. Leur consommation peut provoquer des éruptions cutanées, des difficultés respiratoires, un gonflement du visage ou encore une chute de tension, voire plusieurs de ces manifestations. Dans un document publié en 2018 sur la réévaluation du rapport bénéfice/risque des spécialités à base d’alpha-amylase, l’ANSM rapportait que 474 cas de réactions dont 234 graves et 3 qui se sont soldés par le décès du patient, ont été notifiés entre le 1er janvier 1985 et le 31 juillet 2017. Des chiffres toutefois faibles par rapport au nombre d’utilisateurs, sachant que 9 millions de patients en France avaient été traités par un de ces médicaments en 2016, note encore le rapport de l’ANSM.

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