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L'Usine Agro

Des machines agricoles plus simples à exploiter

Frédéric Parisot ,

Publié le

Le SIMA, salon des fournisseurs de matériel pour l’agriculture et l’élevage qui se tient jusqu'au 28 février au Parc des Expositions de Paris-Villepinte, récompense cette année plusieurs innovations visant à simplifier le travail des exploitants.

Des machines agricoles plus simples à exploiter © Claas

On ne présente plus le tracteur qui se conduit tout seul dans les champs avec une précision de quelques centimètres… Aujourd’hui, les machines agricoles ont atteint un tel niveau de complexité que les constructeurs travaillent désormais à rendre leurs technologies plus faciles d’accès pour les exploitants. Plusieurs innovations portant sur ce thème de la simplicité d’emploi ont été récompensées à l’occasion du 75e SIMA, salon international des fournisseurs de l’agriculture et de l’élevage.

Les deux médailles d’or de l’innovation décernées à Claas, fabricant de matériel de récolte, vont dans ce sens. L’industriel allemand, qui réalise 3,4 milliards d’euros et emploie 9 000 personnes dont 3 000 en France, a notamment reçu un Innovation Award pour sa moissonneuse batteuse entièrement automatisée.

Des réglages effectués sans intervention humaine

"Jusqu’à présent l’exploitant pouvait seulement prédéfinir un parcours et une vitesse d’avance, mais avec la CEMOS Automatic absolument tous les réglages sont désormais effectués en automatique", lance Guillaume Feys, chef de produit moissonneuses batteuses chez Claas.

Adapter la vitesse du rotor en fonction de l’humidité du blé, ajuster la vitesse du ventilateur en fonction de la pente du champ… Tous ces réglages qui font le savoir-faire de l’agriculteur peuvent désormais être effectués sans intervention humaine. Pour Gilbert Grenier, professeur en Génie des équipements à l’école Bordeaux-Sciences Agro, les avantages sont multiples : "avec un tel système, l’exploitant peut passer d’une céréale à une autre sans temps de réglage. Surtout, il pourra confier une récolte à un ouvrier inexpérimenté, et la qualité de la moisson sera tout de même supérieure à celle d’un conducteur chevronné."

La simplicité est également à l’honneur chez le français Sulky-Burel. Ce fabricant d’outils agricoles (180 personnes, 42 millions d’euros de chiffre d’affaires) lance une nouvelle gamme de distributeurs d’engrais intelligents. Baptisés Econov, ces outils sont capables de gérer finement la répartition des granulés d’engrais afin d’obtenir une répartition plus uniforme sur la parcelle.

Surtout, il suffit à l’exploitant d’entrer les caractéristiques des granulés (taille, poids) dans un logiciel pour que les paramètres de la machine soient calculés automatiquement. Et pour les exploitants qui disposent de distributeurs à réglage manuel, une base de données disponible sur Internet permet de calculer les bons paramètres en fonction de chaque machine et du type d’engrais.

Des tracteurs non-polluants quel que soit le carburant

Toujours dans l’optique de simplifier le quotidien des exploitants, l’américain John Deere (premier constructeur de matériel agricole au niveau mondial avec 36 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 62 000 personnes dont 1 400 en France), a été salué pour sa nouvelle technologie Multifuel. Il s’agit d’un concept de moteur entièrement instrumenté, capable de fonctionner aussi bien au GNR (gazole non routier), au diester, à l’huile de colza ou à un mélange de ces trois carburants.

"L’exploitant peut changer de carburant du jour au lendemain, sans vider le réservoir, et le moteur s’adapte de manière transparente et automatique", explique Etienne Vicariot, le porte-parole de John Deere. Une bonne réponse à l’utilisation des carburants alternatifs, une pratique qui jusqu’alors n’était pas cautionnée par les constructeurs car elle est source de pollution. Mais avec un moteur qui adapte sa cartographie en fonction de la température, de la viscosité et de la permittivité du carburant (c’est-à-dire la sensibilité du carburant aux champs magnétiques), John Deere franchit une nouvelle étape dans la course à la réduction des émissions.

"Une course dans laquelle les fabricants de tracteurs sont déjà engagés depuis longtemps, puisqu’avec le passage au standard Final Tier 4 en 2014 nous aurons réduit les émissions d’un facteur 100 par rapport à il y a 18 ans", commente Etienne Vicariot.

A noter enfin que le marché de la machine agricole se porte bien, en partie grâce à un marché des céréales dynamique qui permet aux exploitants de générer de la marge et donc d’investir dans de nouvelles machines. Les ventes de machines ont augmenté de 32,4 % en 2011, et on s’attend à une hausse de 18 % pour 2012.

Quant aux ventes de tracteurs, elles ont atteint cette année 32 000 unités en France, un chiffre qui ne cesse de progresser depuis trois ans.

Frédéric Parisot

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