Des lanceurs d'alerte chez Boeing Dreamliner soulignent une production "négligée"

Des anciens salariés d'une usine de Boeing 787 Dreamliner critiquent un mode de production "négligé". The New York Times dévoile leurs propos dans un podcast. 

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Des lanceurs d'alerte chez Boeing Dreamliner soulignent une production
Site de Boeing en Caroline du sud.

Après les deux accidents du Boeing 737 MAX, qu’en est-il de la sécurité des autres modèles d’avions Boeing ? Un podcast conçu par le New York Times est consacré aux lanceurs d’alerte anciennement employés par Boeing qui critiquent le rythme de production de certains modèles. Le media se demande si "la pression de la concurrence n’aurait pas pu conduire l’entreprise à ne pas prendre en compte des risques sécuritaires". Les journalistes ont enquêté pour trouver "si les problèmes s'étendaient au-delà du 737 Max", indique le New York Times.

Les journalistes ont contacté les avocats d’une douzaine d’anciens employés. Ces derniers ont participé à rassembler des documents, mails, dossiers sur lesquels les journalistes s'appuient. Ils s’attardent particulièrement sur le modèle 787 Dreamliner, modèle dans lequel résidaient tous les espoirs de Boeing.

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L'importance du rendement

Le tout premier Boeing Dreamliner a été livré en 2011 à la compagnie japonaise ANA avec trois ans de retard sur le calendrier initial. L’avionneur doit faire face à des centaines de commandes et augmenter son rythme de production prévu à 10 avions par mois en 2013. Pour faire face à la tension liée à l’attente de l’appareil, Boeing décide d’investir dans une usine en Caroline du sud et de créer 3 800 emplois sur un territoire peu familier du monde aéronautique, selon un lanceur d’alerte.

Certains problèmes entachent la réputation du modèle comme la surchauffe de la batterie lithium ion présente dans un appareil. Le 16 janvier 2013, un vol de la compagnie ANA est forcé d’atterrir en urgence. 49 Dreamliner en service sont alors immobilisés au sol.

Un des lanceurs d’alerte interrogé était en charge de vérifier la qualité des opérations au sein de l’usine de Caroline du sud. Il affirme avoir alerté ses directeurs de la présence de débris de métaux lors des travaux, et rapporte avoir été retiré de l’inspection de cet appareil. Pour les anciens salariés, le travail réalisé au sein de cette usine est "négligé" : l’important est de faire sortir et livrer les avions.

Le New York Times précise que le 787 Dreamliner n’a jamais eu d’accident liés à des problèmes d’équipement. Mais les anciens employés craignent que cette pression mise sur le rendement n’affecte la qualité des constructions.

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